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Parkinson : la greffe de cellules iPS efficace chez le singe

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C'est un bel espoir pour les Parkinsoniens. Une transplantation de cellules souches humaines pluripotentes induites (iPS) a permis de restaurer la production de dopamine chez des singes souffrant de cette maladie et d'augmenter les capacités motrices de ces animaux.

Luc Ruidant - 5 septembre 2017

Pour contourner le problème éthique des cellules souches embryonnaires, les chercheurs japonais ont donc prélevé des cellules souches adultes dans le sang ou la peau chez des personnes en bonne santé, mais aussi des Parkinsoniens. Ils les ont ensuite reprogrammées en cellules souches pluripotentes induites, capables de se transformer en toute une gamme de cellules différentes, en l'occurrence ici des neurones dopaminergiques qui produisent la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation des mouvements. Enfin, ils ont transplanté les cellules neuronales dans le cerveau de singes malades.

Grâce à des techniques d'imagerie non invasive, les scientifiques ont pu suivre les cellules greffées pendant deux ans au cours desquels elles ont survécu, sans aucune apparition de tumeur. En outre, les singes sont devenus plus actifs, se déplaçant plus rapidement et plus facilement tandis que leurs mouvements spontanés ont augmenté.

Par ailleurs, les auteurs ont constaté que le succès de ce traitement dépendait surtout de la qualité des cellules prélevées chez le donneur, et non pas du nombre de neurones greffés. Ils ont découvert que les progéniteurs de qualité exprimaient 11 gènes spécifiques. En clinique, il sera donc possible d'identifier les meilleures cellules pour la transplantation.

Espérant pouvoir commencer un essai chez l'Homme d'ici la fin de 2018, après avoir confirmé l'efficacité et la sécurité des cellules utilisées, Jun Takahashi et ses collègues ont également publié un autre article (2) présentant une approche qui améliore la survie des neurones dérivés d'iPS après la transplantation, grâce à une meilleure compatibilité donneur-receveur. Mise en oeuvre, elle permettrait d'accompagner cette greffe de cellules souches d'un traitement immunosuppresseur à doses réduites.

(références :

(1) Nature, 30 août 2017, doi : 10.1038/nature23664,

(2) Nature Communications, 30 août 2017, doi : 10.1038/s41467-017-00926-5)

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