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Un urgentiste sur deux envisage de s'arrêter

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Un médecin urgentiste sur deux envisage sérieusement de changer de métier. Seize pourcent d'entre eux comptent le faire dans les six ans. L'épuisement physique et émotionnel, de même que le sentiment de devoir sacrifier sa vie sociale, sont les principales raisons avancées. La fonction est pourtant déjà en pénurie, ont révélé samedi les journaux Mediahuis.

Rédaction Web - 11 septembre 2017

Les chiffres sont issus d'une enquête de l'association des médecins urgentistes de Belgique et l'Université de Gand réalisée fin 2015.

"Particulièrement inquiétant", selon Jan Stroobants, président de l'association. "Cela confirme ce que nous redoutions depuis longtemps: les gens arrêtent au milieu de la formation. Il y a trop de dépressions ou de suicides parmi les collègues."

La surcharge administrative, le peu de reconnaissance pour le travail et un déséquilibre entre la vie privée et professionnelle sont les causes pointées du doigt. D'après les résultats de l'enquête, les médecins urgentistes prestent 35% de leurs heures de nuit, et 25% pendant le weekend. Dans certains hôpitaux, la proportion passe à plus d'un shift sur deux dans ces horaires particuliers.

Plan "soins non prévisibles"

Réagissant à cette enquête, la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique a annoncé qu'elle travaille actuellement à plusieurs mesures censées apaiser cette situation. selon son cabinet. Un plan "soins non prévisibles" doit être mis sur pied, il permettrait une meilleure répartition des patients parmi les différents services en cas d'urgence. Concrètement, il y a aujourd'hui beaucoup trop de patients qui ont recours aux services d'urgence alors qu'ils feraient mieux d'aller voir leur médecin traitant.

Les services de garde de médecins traitants peuvent donc aider. "Les services d'urgence et ceux de garde de médecins traitants pourraient mieux s'adapter. On voit cependant que la situation évolue. Ainsi, des centres de garde s'installent à côté, voire dans les cliniques", relève-t-on au cabinet.

A la suite d'un avis du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), les services d'urgence sont amenés à être réformés. "Nous aurons moins de services d'urgence. Mais il y aura une meilleure répartition géographique, combinée à un grand centre pour les traumas, où les cas les plus graves seront pris en charge", détaille la porte-parole Els Cleemput.

La ministre De Block réfléchit également à la manière de réduire la charge administrative du personnel urgentiste.

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