Danser pour rester jeune physiquement et mentalement

Tout comme l'exercice physique basé sur l'endurance et la flexibilité, la danse est un outil puissant qui agit sur l'hippocampe et permet de contrer le déclin des capacités physiques et mentales liées au vieillissement. Mais elle a un effet anti-âge encore plus grand et elle permet aussi d'améliorer l'équilibre.
Désireux de comparer les effets de la danse sur la structure du cerveau à ceux du sport aérobique, c'est-à-dire un exercice soutenu de longue durée provoquant une hausse du rythme cardiaque et respiratoire, les chercheurs allemands ont recruté 26 volontaires en bonne santé âgés de 63 à 80 ans (moyenne de 68 ans) et les ont répartis en deux groupes.
Quatorze d'entre eux ont été assignés au hasard à participer de façon hebdomadaire, pendant 18 mois, à des cours de danse, tandis que les autres ont pratiqué une activité physique plus traditionnelle comme des exercices d'assouplissement, du vélo ou de la marche nordique.
Les participants du groupe de danse étaient confrontés à des apprentissages nouveaux chaque semaine. Les danses changeaient constamment : jazz, carrée, latino-américaine et en ligne. Les pas, les mouvements de bras, la vitesse et les rythmes étaient modifié toutes les deux semaines.
Les auteurs ont mesuré le volume de l'hippocampe par imagerie à résonance magnétique avant, après et en cours d'étude. Ils ont observé une augmentation de ce volume dans les deux groupes, surtout dans les sous-structures de l'hippocampe gauche. C'est important car cette zone cérébrale peut être sujette à un déclin cognitif lié à l'âge et être affectée par des maladies comme celle d'Alzheimer. Elle joue également un rôle-clé dans la mémoire, l'apprentissage et l'orientation spatiale.
En revanche, chez les pratiquants de la danse, les scientifiques ont constaté des augmentations supplémentaires dans le girus denté où sont produits les nouveaux neurones et dans le subiculum. Qui plus est, d'autres tests ont révélé que le groupe de danseurs avaient au final de meilleurs scores quant à la qualité de l'équilibre et leur synchronisation.
(référence : Frontiers in Human Neuroscience, 15 juin 2017 : doi : 10.3389/fnhum.2017.00305)