Le stress peut contribuer à l'échec précoce de la grossesse

Facteur de risque encore mal connu, le stress influencerait bel et bien le risque de faire une fausse couche. Cette étude montre qu'il peut augmenter de 42% un tel risque si la femme enceinte a des antécédents d'exposition au stress psychologique.
Dans la littérature scientifique, les éléments concernant un lien éventuel entre le stress et la fausse couche sont contradictoires.
Pour y voir plus clair, des chercheurs chinois et britanniques ont procédé à une méta-analyse de travaux déjà publiés sur les causes des fausses couches. Parmi 1978 recherches, seulement huit ont jugées adaptées pour évaluer l'impact du stress psychologique chez les femmes enceintes. Résultat ? Les antécédents d'exposition au stress psychologique augmentent le risque de faire une fausse couche jusqu'à 42%. Ces antécédents comprennent des expériences de traumatismes émotionnels, des problèmes sociaux, des préoccupations concernant l'argent, des tensions dans le couple, une charge trop importante de travail, des changements importants dans la situation personnelle (divorce, décès) ainsi que des fausses couches antérieures.
Les auteurs soutiennent l'idée que le lien entre stress psychologique et fausses couches puisse provenir de l'activation et de la libération de plusieurs hormones du stress susceptibles d'avoir un impact sur certaines des voies biochimiques indispensables au bon déroulement de la grossesse. Ils appellent à poursuivre la recherche sur la question et demandent qu'une évaluation psychologique structurée au début de la grossesse soit inclue dans les soins prénataux de routine.
(référence : Scientific Reports, 11 mai 2017, doi:10.1038/s41598-017-01792-3)