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SLS Study: l'étude Framingham des maladies respiratoires

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Salford Lung Study (SLS) est en grande partie son enfant et c'est pourquoi il nous a semblé incontournable de rencontrer le Dr David Leather afin de mieux comprendre les raisons qui ont présidé à ce changement de cap, ce glissement, d'études cliniques randomisées traditionnelles, les fameuses phases III, vers des études en conditions de vie et de pratique réelle (Real World Study) pour évaluer d'emblée un nouveau médicament en voie d'approbation.

Jean-Luc Schouveller - 19 septembre 2017

Avec leurs critères d'inclusion et d'exclusion très stricts ainsi que leur suivi des patients digne de la protection d'un Chef d'état, les études phase III ne sont représentatives que de 5% des patients. Et les 95% restant ? C'est à eux que l'étude SLS s'est intéressée et ça change tout !

De tout temps, les études cliniques de phase III randomisées et contrôlées ont constitué le passage obligé vers l'approbation d'une molécule ou d'une technique par les autorités internationales comme la FDA ou l'EMA. Mais, ces études, par leurs conditions très strictes du choix des patients et leur taux d'adhésion thérapeutique proche de 100%, ne sont représentatives que d'une infime partie des patients à traiter. Or, pour une nouvelle option thérapeutique, professionnels de la santé et autorités de la santé donnent priorité à une évaluation en terme d'efficacité, de sécurité, d'adhésion, dans un environnement réel, chez des patients tout venant, tous stades de la maladie confondus, avec leurs comorbidités, leurs problèmes liés à la polymédication, qui se traitent en toute liberté, sans contraintes, ni surveillance.