Un front de gauche contre une planification médicale "dogmatique"

Un front commun rassemblant la FEF, la FMM (maisons médicales), Médecins du Monde, santhea, Solidaris, la FGTB et la CNE (CSC) appelle à sortir d'une politique de planification médicale dogmatique et à "reconsidérer la politique de l'offre médicale à la lumière des enjeux de santé publique ". Le Cium de son côté lance une pétition.
Après un position paper en mars dernier, le collectif s'appuie cette fois sur l'arrêt du conseil d'Etat qui estime que le système de quotas actuel "peut aboutir à un recul de l'offre médicale dans telle ou telle communauté par rapport aux besoins de ses habitants" et qu'il "porte atteinte au principe de proportionnalité qui doit encadrer toute restriction à un droit fondamental, à savoir en l'espèce, s'agissant de la population, le droit à la protection de la santé, et, s'agissant des candidats médecins spécialistes, le droit à l'exercice de leur profession".
Le collectif dénonce la situation absurde actuelle qui consiste à attribuer 41% des numéros Inami à des praticiens formés à l'étranger pour combler la pénurie et organiser celle-ci par la planification actuelle.
La Fédération des Etudiants Francophones, la Fédération des maisons médicales, Médecins du Monde, la fédération hospitalière Santhea, Solidaris ainsi que la FGTB et la CNE "appellent à sortir d'une politique de planification de l'offre médicale basée sur des dogmes et dictée par des considérations corporatistes et communautaires. Il s'agit là d'un enjeu de santé publique essentiel !"
Pétition du Cium
Indépendamment de ce front, le comité interuniversitaire des étudiants en médecine lance une pétition dans laquelle il demande au Premier ministre de modifier le système de planification actuel.