PremiumGastro-entérologie

Opioïdes et tractus gastro-intestinal

photo

L'utilisation d'opioïdes comme antalgiques, tant sur une base aiguë que chronique, est fréquente en pratique clinique quotidienne. Le tractus gastro-intestinal est riche en récepteurs aux opioïdes, de sorte qu'on peut s'attendre à des symptômes et à des effets indésirables. Cet article donne un aperçu détaillé des données les plus récentes.

Dr Michelle Cooreman - 28 septembre 2017

Dans l'oesophage, les opioïdes peuvent entraîner des troubles de la motilité, avec une dysphagie et un syndrome qui ne peut être distingué d'une achalasie primaire. La vidange gastrique s'en trouve ralentie, ce qui entraîne des nausées postprandiales et une sensation de satiété précoce. Après une intervention abdominale, les opioïdes peuvent induire un iléus postopératoire. Au niveau du côlon, la constipation est un effet indésirable connu, mais il y a également un syndrome unique, le narcotic bowel syndrome, caractérisé par des douleurs abdominales chroniques accompagnées de nausées et de vomissements, en l'absence d'autres causes identifiables.

La reconnaissance du rôle important des opioïdes au niveau du tractus gastro-intestinal a conduit au développement de nouveaux médicaments qui exploitent cette physiologie. Ainsi, il existe des agonistes des opioïdes à action périphérique pour le traitement de la constipation induite par les opioïdes, et une combinaison d'agonistes et d'antagonistes pour le côlon irritable avec prédominance de diarrhée.

Le BFI (bowel function index) permet d'objectiver une constipation chronique induite par les opioïdes, de sorte qu'on peut instaurer le traitement adéquat.

Camilleri M et al. Opioids in Gastroenterology: Treating Adverse Effects and Creating Therapeutic Benefits. Clin Gastroenteol Hepatol 2017;15(9):1338-49. http://dx.doi.org/10.1016/j.cgh.2017.05.014

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Mieux comprendre les facteurs de rémission des MICI

Les liens de causalité entre alimentation et risque de développement de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ont déjà été largement étayés. Une récente étude multicentrique franco-belge permet de mieux comprendre dans quelle mesure l’alimentation entretient l’activité inflammatoire, que ce soit dans la maladie de Crohn ou dans la rectocolite ulcéro-hémorragi

Gastrites, gastropathies : comment les distinguer ?

La surprescription des IPPs, l’un des chefs de bataille de notre actuel ministre de la santé, doit s’inscrire dans le cadre d’une meilleure compréhension des mécanismes physio-pathologiques sous-jacents. Cet article, fondé sur les propos du Pr Pierre Deprez (Cliniques universitaires Saint-Luc), propose une révision des principales causes de gastrites et de gastropathies.

Amazon Pharmacy lance la distribution du comprimé Ozempic à domicile et en point de retrait

Amazon Pharmacy poursuit son offensive dans la pharmacie en ligne. La plateforme de livraison de médicaments d’Amazon annonce étendre, aux États-Unis, l’accès à la version orale d’Ozempic, le GLP-1 de Novo Nordisk destiné aux patients atteints de diabète de type 2.

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine