PremiumGastro-entérologie

Célécoxib en cas de PAF

photo

Une étude de phase III conduite auprès de jeunes âgés de 10 à 17 ans a examiné l'efficacité et la sécurité du célécoxib, un anti-inflammatoire, pour le traitement et la prévention des polypes colorectaux, chez des enfants souffrant de polypose adénomateuse familiale (PAF). Des études précédentes avaient déjà démontré un effet bénéfique à court terme des AINS sur la symptomatologie des polypes.

Dr Michelle Cooreman - 28 septembre 2017

Dans différents centres américains, des enfants souffrant de PAF ont été randomisés en double aveugle vers célécoxib (16 mg/kg/jour) ou un placebo. Un suivi annuel incluant une colonoscopie était prévu pendant 5 ans. Les critères d'évaluation étaient le délai entre la randomisation et la progression de la maladie (≥ 20 polypes ; taille > 2 mm) ou une affection colorectale maligne. L'étude a toutefois été arrêtée prématurément, en raison d'un nombre de critères d'évaluation moins élevé que prévu, parallèlement à un nombre d'inclusions moins élevé que prévu.

Sur les 106 patients randomisés (55 célécoxib et 51 placebo), respectivement 12,7 % et 25,5 % ont présenté une progression de la maladie, avec un délai médian jusqu'à la progression de la maladie de 2,1 ans versus 1,1 an. Aucun patient n'a évolué vers un cancer colorectal.

En ce qui concerne les effets indésirables, les pourcentages étaient comparables dans les deux groupes (75,5 % et 72,9 %) ; ils consistaient essentiellement (> 15 % dans les deux groupes) en céphalées, douleurs abdominales, vomissements et nausées. On a noté trois effets indésirables graves dans le groupe célécoxib et aucun dans le groupe placebo.

Malgré les limitations, cette étude a pu démontrer, au bout d'une médiane de 2 ans, une réduction de 50 % du nombre de patients présentant une progression de la maladie sous célécoxib par rapport au placebo. Et même si la différence d'efficacité n'était pas significative, les résultats relatifs à la sécurité se révèlent rassurants.

Burke CA et al. Children's International Polyposis (CHIP) study: a randomized, double-blind, placebo-controlled study of celecoxib in children with familial adenomatous polyposis. Clin Exp Gastroenterol 2017;10:177-85. https://doi.org/10.2147/CEG.S121841

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Mieux comprendre les facteurs de rémission des MICI

Les liens de causalité entre alimentation et risque de développement de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ont déjà été largement étayés. Une récente étude multicentrique franco-belge permet de mieux comprendre dans quelle mesure l’alimentation entretient l’activité inflammatoire, que ce soit dans la maladie de Crohn ou dans la rectocolite ulcéro-hémorragi

Gastrites, gastropathies : comment les distinguer ?

La surprescription des IPPs, l’un des chefs de bataille de notre actuel ministre de la santé, doit s’inscrire dans le cadre d’une meilleure compréhension des mécanismes physio-pathologiques sous-jacents. Cet article, fondé sur les propos du Pr Pierre Deprez (Cliniques universitaires Saint-Luc), propose une révision des principales causes de gastrites et de gastropathies.

Amazon Pharmacy lance la distribution du comprimé Ozempic à domicile et en point de retrait

Amazon Pharmacy poursuit son offensive dans la pharmacie en ligne. La plateforme de livraison de médicaments d’Amazon annonce étendre, aux États-Unis, l’accès à la version orale d’Ozempic, le GLP-1 de Novo Nordisk destiné aux patients atteints de diabète de type 2.

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine