Les schizophrènes vivent en moyenne huit ans de moins

D'après une recherche canadienne, le taux de mortalité précoce des personnes qui souffrent de schizophrénie est trois fois plus élevé que celui des personnes non atteintes de la maladie. En moyenne, les schizophrènes décèdent huit ans plus tôt.
Les épidémiologistes ont analysé tous les décès enregistrés pendant une période de 20 ans (entre 1993 et 2012) dans la province de l'Ontario et ils ont identifié toutes les personnes atteintes de schizophrénie pour voir les effets de la maladie sur l'espérance de vie. Ils ont ainsi récolté les données de plus d'un million et demi de personnes, dont 31 349 officiellement reconnues schizophrènes.
Les résultats de ce travail ne sont guère rassurants pour les personnes souffrant de schizophrénie. Chaque année, elles ont en effet trois fois plus de risques de mourir que les personnes non-schizophrènes et elles décèdent en moyenne huit ans plus tôt que les autres, aux alentours de 66 ans.
L'étude a aussi montré que les schizophrènes ont un taux de mortalité plus élevé pour toutes les pathologies, y compris les maladies cardiovasculaires, comme les accidents vasculaires cérébraux et les infarctus, et les affections chroniques comme le diabète.
"Il semble que les personnes schizophrènes n'ont pas bénéficié des avancées qui ont été réalisées pour les patients de la population générale vivant avec des pathologies physiques chroniques et qu'elles sont moins bien prises en charge par les systèmes de santé," déplore le Dr Paul Kurdyak, auteur principal de l'étude.
(référence : Canadian Medical Association Journal, 18 septembre 2017, doi : 10.1503/cmaj.161351)