Pronostic cardiovasculaire des diabétiques, surveiller la fonction rénale

Le diabète, quel qu'en soit le type, s'assortit d'un moins bon pronostic en cas d'événement coronaire. Une étude pointe du doigt le rôle de la détérioration de la fonction rénale.
Pour leur étude, les investigateurs ont utilisé les données des sujets randomisés vers le bras placebo de l'essai AleCArdio qui comparait l'aleglitazar à l'approche thérapeutique standard chez des diabétiques de type 2 ayant fait un syndrome coronarien aigu récent. L'analyse a porté sur les sujets en vie, n'ayant pas été admis pour insuffisance cardiaque avant le début des 6 mois de suivi et pour lesquels les paramètres d'évaluation de la fonction rénale étaient disponibles (n=2.776).
Une détérioration de la fonction rénale définie comme une réduction de plus de 20% du taux estimé de filtration glomérulaire ou l'apparition d'une macroalbuminurie au cours des 6 mois post-hospitalisation a été documentée chez 204 patients (7,34%).
Après un suivi médian de 2 ans, le taux estimé de décès et d'hospitalisations pour insuffisance cardiaque (critère principal composite) était de 3,45 (IC 95% 2,46-6,36) par 100 personnes-année en cas de détérioration de la fonction rénale versus 1,43 (IC95% 1,14-1,79) en son absence.
Après ajustement, la détérioration de la fonction rénale est associée à un risque plus que doublé de survenue du critère composite (HR 2,65 ; IC 95% 1,57-4,40 ; p<0,001).