Une option pour le traitement du VHC et de l'insuffisance rénale

Cette étude multicentrique, ouverte, de phase III, visait à vérifier l'efficacité et la sécurité d'une association de glécaprévir (un inhibiteur de la protéase NS3/4A) et de pibrentasvir (un inhibiteur de la NS5A), administrée pendant 12 semaines chez des patients insuffisants rénaux.
L'étude incluait des patients atteints d'une infection par le VHC du génotype 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, avec un foie compensé (avec ou sans cirrhose) et une insuffisance rénale sévère, ou une dépendance à la dialyse, ou les deux. Les patients présentaient une maladie rénale chronique de stade 4 ou 5 et avaient ou non déjà bénéficié auparavant d'un traitement contre le VHC (interféron ou peginterféron, ribavirine, sofosbuvir ou une association de ces médicaments).
52 % des 104 participants présentaient une infection par le génotype 1. Une réponse virologique soutenue (RVS) a été obtenue après 12 semaines chez 98 % des patients. Aucun patient n'a rechuté après le traitement. Les événements indésirables survenus chez au moins 10 % des patients consistaient en démangeaisons, fatigue et nausées. 24 % des sujets ont subi des effets indésirables graves, mais seuls 4 patients ont arrêté leur traitement prématurément en raison de ces effets.
Bref, l'association glécaprévir plus pibrentasvir constitue certainement une option chez les patients se trouvant au stade 4 ou 5 d'une néphropathie chronique et qui doivent aussi affronter une infection par l'hépatite C.
Gane E et al. Glecaprevir and Pibrentasvir in Patients with HCV and Severe Renal Impairment. N Engl J Med 2017; 377:1448-55. DOI: 10.1056/NEJMoa1704053. http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1704053