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Une option pour le traitement du VHC et de l'insuffisance rénale

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Cette étude multicentrique, ouverte, de phase III, visait à vérifier l'efficacité et la sécurité d'une association de glécaprévir (un inhibiteur de la protéase NS3/4A) et de pibrentasvir (un inhibiteur de la NS5A), administrée pendant 12 semaines chez des patients insuffisants rénaux.

Dr Michelle Cooreman - 26 octobre 2017

L'étude incluait des patients atteints d'une infection par le VHC du génotype 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, avec un foie compensé (avec ou sans cirrhose) et une insuffisance rénale sévère, ou une dépendance à la dialyse, ou les deux. Les patients présentaient une maladie rénale chronique de stade 4 ou 5 et avaient ou non déjà bénéficié auparavant d'un traitement contre le VHC (interféron ou peginterféron, ribavirine, sofosbuvir ou une association de ces médicaments).

52 % des 104 participants présentaient une infection par le génotype 1. Une réponse virologique soutenue (RVS) a été obtenue après 12 semaines chez 98 % des patients. Aucun patient n'a rechuté après le traitement. Les événements indésirables survenus chez au moins 10 % des patients consistaient en démangeaisons, fatigue et nausées. 24 % des sujets ont subi des effets indésirables graves, mais seuls 4 patients ont arrêté leur traitement prématurément en raison de ces effets.

Bref, l'association glécaprévir plus pibrentasvir constitue certainement une option chez les patients se trouvant au stade 4 ou 5 d'une néphropathie chronique et qui doivent aussi affronter une infection par l'hépatite C.

Gane E et al. Glecaprevir and Pibrentasvir in Patients with HCV and Severe Renal Impairment. N Engl J Med 2017; 377:1448-55. DOI: 10.1056/NEJMoa1704053. http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1704053

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