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La vie à la campagne protège-t-elle contre les MII ?

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La réponse est oui, et c'est encore plus vrai pour les enfants et les adolescents, en particulier pour les enfants qui ont vécu jusqu'à l'âge de 5 ans en zone rurale. C'est du moins ce qui ressort d'une étude de population menée au Canada.

Dr Michelle Cooreman - 26 octobre 2017

Les chercheurs ont vérifié si un environnement rural, comparé à un milieu urbain, avait un impact sur l'incidence des maladies inflammatoires de l'intestin (MII), et ce, à la fois au moment du diagnostic de la MII et jusqu'à l'âge de 5 ans. Des algorithmes validés ont ainsi permis d'identifier les patients atteints de MII à partir des données administratives de quatre provinces canadiennes (Alberta, Manitoba, Ontario et Nouvelle-Écosse). Le statut "ville" ou "campagne" a été déduit des codes postaux, de la densité de population et de la distance par rapport aux grandes villes. Cette méthode a permis d'identifier 6 662 patients atteints de MII vivant en zone rurale, contre 38 904 en zone urbaine. Cela donne respectivement des taux d'incidence de MII par tranche de 100 000 habitants de 30,72 et 33,16, avec un IRR (Incidence Risk Ratio) de 0,90 (0,81-0,99). L'association protectrice s'est avérée la plus marquée chez les enfants de moins de 10 ans (IRR 0,58) et entre 10 et 17,9 ans (IRR 0,72).

Une cohorte de naissance (c'est-à-dire dont les données étaient connues dès la naissance) comptant 331 enfants résidant à la campagne et 2 302 enfants citadins a montré que le fait de séjourner dans des zones rurales au cours des 5 premières années de la vie réduit d'environ 25 % le risque de développer une MII (IRR 0,75-0,78).

Benchimol E et al. Rural and Urban Residence During Early Life Is Associated With Risk of Inflammatory Bowel Disease: A Population-Based Inception and Birth Cohort Study. Am J Gastroenterol 2017;112(9)1412-22. doi: 10.1038/ajg.2017.208. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28741616

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