Sclérose en plaques : la vitamine D dans le collimateur

Des scientifiques américains et finlandais constatent, du moins chez les femmes, qu'une carence en vitamine D augmente le risque de développer une sclérose en plaques (SEP) et donc que le taux de cette vitamine dans le sang peut prédire le risque futur de souffrir de cette maladie.
La SEP se développant principalement dans l'hémisphère Nord, le manque d'ensoleillement a été mis en cause et il est dès lors logique de penser à la vitamine D. Une hypothèse étayée ces dernières années par plusieurs études de taille et qui vient d'être confirmée mais cette fois par une recherche de grande envergure.
Les auteurs ont utilisé les échantillons sanguins de 800.000 femmes finlandaises ayant pris part à des tests prénataux, afin de déterminer si la correction d'une carence en vitamine D au début de l'âge adulte ou autour de la quarantaine peut réduire le risque futur de SEP. Parmi ces femmes, 1.092 ont par la suite contracté la maladie.
Les résultats montrent que les femmes souffrant d'une déficience en vitamine D (taux inférieur à 30 nanomoles par litre) ont un risque de SEP supérieur de 43% à celui des femmes présentant un taux convenable (à partir de 50 nmol/l), et supérieur de 27% par rapport à celles en insuffisance (entre 30 et 49 nmol/l). A contrario, une augmentation de 50 nmol/L de vitamine D dans le sang au moment du prélèvement diminue le risque de SEP de 39%.
Les scientifiques reconnaissent certaines limites à ce travail, entre autres le recours à un échantillon entièrement féminin et principalement de race blanche et ils précisent que d'autres recherches sont nécessaires pour évaluer la dose optimale de vitamine D permettant de réduire le risque de SEP.
Références : Neurology, 13 septembre 2017, doi : ?10.?1212/?WNL.?0000000000004489)