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La perte de l'odorat serait bel et bien liée aux démences

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De plus en plus d'études montrent que l'odorat est en connexion avec la santé cérébrale. Une équipe américaine vient de montrer que le déclin de ce sens peut être considéré comme un signe précoce du développement d'une démence tandis que des chercheurs allemands et néo-zélandais établissent un lien avec la maladie de Parkinson.

Luc Ruidant - 2 novembre 2017

Récemment, une recherche canadienne a mis en exergue le fait qu'une fonction olfactive déficiente pourrait être un symptôme précurseur du développement de la maladie d'Alzheimer chez les personnes à risque. Une nouvelle étude allemande et néo-zélandaise élargit le lien à la maladie de Parkinson, en révélant qu'elle implique une dégénérescence du système olfactif. (1)

Lorsque les chercheurs comparent les volumes des bulbes olfactifs des personnes atteintes ou non de la maladie de Parkinson à partir d'échantillons post-mortem, ils observent que le total occupé par les glomérules, les unités fonctionnelles du bulbe olfactif, est réduit de moitié chez les cas de Parkinson. Ils remarquent aussi que la distribution des glomérules est modifiée : chez les témoins, 70% de leur volume glomérulaire se retrouvent dans la moitié inférieure du bulbe olfactif versus 44% chez les patients parkinsoniens.

Des scientifiques de l'Université de Chicago confirment par ailleurs que la perte de l'odorat est un signal qu'il ne faut pas négliger, surtout si le patient en parle. (2)

Ils ont pu identifier un lien "dose-dépendant" entre le degré de perte de l'odorat et le développement d'une démence.

Les chercheurs ont demandé à 2.906 participants âgés de 57 à 85 ans d'identifier cinq odeurs présentées. Ils ont notamment évalué que les personnes ayant reconnu moins de quatre odeurs sur cinq ont un risque plus que doublé de développer une démence dans les cinq ans qui suivent.

Les mécanismes à la base du lien entre odorat et démence ne sont pas encore connus mais les auteurs espèrent qu'une fois découverts, cela pourra amener à de nouveaux traitements voire une intervention prophylactique.

Références:

(1) Brain, 3 septembre 2017, DOI : 10.1093/brain/awx208,

(2) Journal of the American Geriatrics Society, 25 septembre 2017, DOI: 10.1111/jgs.15048)

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