Pompes à insuline chez les jeunes diabétiques de type 1

Le recours aux pompes à insuline s'est fortement accru ces dernières années chez les diabétiques de type 1, leur usage reste cependant encore limité chez les sujets jeunes en raison d'une augmentation du risque d'acidocétose rapportée dans plusieurs études.
Pour clarifier cette situation, une équipe a analysé les données d'un peu plus de 30.500 sujets âgés de moins de 20 ans (moyenne 14 ans), chez qui un diagnostic de diabète de type 1 avait été porté depuis plus d'un an et dont 16.460 avaient été traités par injections multiples (≥4) d'insuline et 14.119 par pompe à insuline. Ces sujets étaient issus de la grande étude Diabetes Prospective Follow-up Initiative menée entre janvier 2011 et décembre 2015 dans 446 centres de diabétologie d'Allemagne d'Autriche et du Luxembourg.
Dans le cadre d'une comparaison portant sur 9814 sujets appariés dans les deux groupes de traitement, les investigateurs rapportent en réalité un moindre risque d'acidocétose et d'hypoglycémie sévère par 100 patients-années dans le groupe traitement par pompe que dans le groupe traitement par injections multiples, respectivement 3,64 versus 4,26 (p=0,04) et 9,55 versus 13,97 (p<0,001) par 100 patients-années.
Et non seulement le risque des deux complications les plus redoutées n'est pas augmenté, mais un meilleur contrôle du diabète, attesté par des taux moindres d'hémoglobine glyquée (8,04% versus 8,22% ; p<0,001) en dépit de doses journalières d'insuline plus faibles (0,84 versus 0,98 unités/kg ; p<0,001), est également documenté dans le bras traitement par pompe.