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Prévention cardiovasculaire chez les diabétiques de type 2

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Le programme CANVAS évalue versus placebo l'innocuité cardiovasculaire de la canagliflozine chez 10.142 patients diabétiques de type 2 dont l'hémoglobine glyquée (HbA1c) est comprise entre 7,0 et 10,5% et ayant une clairance de créatinine ≥ 30 ml/mn.

Dr Jean-Claude Lemaire - 21 décembre 2017

Globalement, cette étude randomisée contrôlée a montré une réduction significative de 14% du critère principal d'évaluation (cumul des décès cardio-vasculaires et infarctus ou AVC non mortels, p = 0,02).

Les résultats présentés lors de l'édition 2017 de l'AHA comparent l'impact de la canagliflozine en prévention primaire (sujets de 50 ans ou plus et au moins deux facteurs de risque cardiovasculaire, 34% de la population) et secondaire (sujets de 30 ans ou plus et au moins un antécédent cardiovasculaire, 66% de la population).

Il est fait état d'une réduction significative de la survenue du critère principal dans le cas de la prévention secondaire (HR = 0,82), mais pas dans le cas de la prévention primaire (HR = 0,98, non significatif).

Même situation pour les hospitalisations pour insuffisance cardiaque et les complications rénales significativement réduites en prévention secondaire (HR respectifs 0,68 et 0,59), mais pas en prévention primaire (HR 0,64 et 0,63, non significatifs dans les deux cas).

Pas de conclusion hâtive, aux dires des investigateurs et des statisticiens, la non significativité en prévention primaire est liée au plus faible taux d'évènements et les tests d'interaction ne montrent aucune hétérogénéité des résultats. En clair, l'inhibition du cotransporteur sodium-glucose de type 2 par la canagliflozine n'ont seulement n'est pas délétère sur le plan cardiovasculaire, mais s'accompagne même d'un certain degré de prévention cardiovasculaire qui concerne sans doute l'ensemble des diabétiques de type 2 et non pas seulement ceux qui ont déjà fait un accident cardiovasculaire.

Pour mémoire, se méfier quand même du risque d'infections génitales dont l'incidence était ici 3,8 fois plus élevée chez l'homme et 4,4 fois chez la femme et se souvenir de l'augmentation significative des amputations, effet secondaire grave qui semble spécifique de la molécule et n'a pas été retrouvé avec les autres inhibiteurs de SGLT2.

D'après la communication de KW Mahaffey, AHA 2017

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