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Les implants 3D à surveiller

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Selon le Centre fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE), il n'y a aucune preuve convaincante que les implants imprimés en 3D soient aussi efficaces ou aussi sûrs que des produits "classiques".

Vincent Claes - 16 janvier 2018

Le KCE souligne également dans son nouveau rapport que "certains implants, qui ne sont pas remboursés par l'assurance maladie parce que jugés trop chers, ou parce que leur fabricant n'a pas encore apporté de preuve de leur efficacité, peuvent pourtant être utilisés sans restriction par les médecins, et facturés au patient ou à l'hôpital, ce dont le patient n'est pas nécessairement au courant." Le centre fédéral d'expertise recommande aux chirurgiens d'informer clairement les patients à ce sujet, afin de permettre à ceux-ci de poser un choix éclairé.

Pour le KCE, le placement de nouveaux implants à haut risque imprimés en 3D devrait être limité à certains centres spécialisés jusqu'au moment où leur sécurité et leur valeur ajoutée sera établie.

Le centre fédéral trouve que pour les dispositifs imprimés en 3D dont la sécurité est avérée, l'Inami pourrait prévoir un remboursement même si leur valeur ajoutée n'a pas (encore) été démontrée, mais alors au même niveau que celle de l'alternative "classique" déjà existante.

Le KCE souligne que selon les promoteurs des implants 3D, ceux-ci permettraient de raccourcir la durée des interventions chirurgicales et de diminuer la fatigue des chirurgiens, qui feraient par conséquent moins d'erreurs. Cela permettrait en outre de réduire les coûts pour les hôpitaux parce que les salles d'opération seraient occupées moins longtemps. "Nos chercheurs n'ont cependant pas trouvé de confirmation unanime de ces possibles avantages et ils ont par ailleurs constaté que les bénéfices prouvés pour le patient (en termes de résultats de la chirurgie, de risques de complications, etc.) restent actuellement très limités, pointe le KCE. Il n'y a pas non plus de preuves que l'utilisation d'implants imprimés en 3D permette de réaliser des économies pour l'assurance maladie."

Dans une logique de Santé publique, le KCE estime que les différents services publics (Inami, AFMPS, Healtdata.be, ...) devraient rendre techniquement possible le couplage de leurs données avec les données de traçabilité des implants.

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