Apport de la chirurgie bariatrique au traitement intensif du diabétique

Réponse avec une étude ayant analysé le bénéfice métabolique complémentaire à long terme de l'intervention.
Ce travail a concerné 120 diabétiques de type 2 obèses ayant au départ une HbA1c >8 % (moyenne 9,6%) et un IMC entre 30 et 39,9 (moyenne de 34,4 à 34,9).
Tous ont bénéficié d'une prise en charge hygiéno-diététique et médicamenteuse intensive pendant 2 ans, avec ou sans chirurgie bariatrique (dérivation gastrique Roux-en-Y) selon la randomisation.
Les sujets ont ensuite été suivis jusqu'à 5 ans.
L'objectif était d'atteindre simultanément une HbA1c <7%, un cholestérol-LDL <100 mg/dl et une systolique <130 mmHg à 5 ans, ce qui a été le cas pour 13 sujets du bras avec chirurgie bariatrique (23%) versus 2 (4%) du bras prise en charge intensive seule, soit un ∆ significatif de 19% (IC 95% 4,3-34% ; p = 0,01).
A 5 ans, 31 patients (55%) du bras avec chirurgie bariatrique versus 8 (14%) du
bras prise en charge intensive seule avaient une HbA1c <7%, soit un ∆ significatif de 41% (IC 95% 19-63 % ; p = 0,02).
Le revers de la médaille est un nombre plus important d'effets secondaires gastro-intestinaux graves ou de complications chirurgicales dans le bras avec une chirurgie bariatrique, 66 versus 38 dans le bras prise en charge intensive seule.
L'importance du bénéfice diminuant progressivement tout au long de la période de suivi de 5 ans incite les investigateurs à réclamer un suivi plus prolongé pour mieux appréhender la persistance de l'amélioration dans le temps.