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Pour perdre du poids, mieux vaut manger moins vite

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Une étude effectuée sur des personnes diabétiques confirme que le fait de manger lentement permet de perdre du poids. Les auteurs constatent que modifier la vitesse de prise de repas peut entraîner des changements dans l'obésité, l'IMC et le tour de taille.

Luc Ruidant - 20 février 2018

Il est de plus en plus évident que la manière dont nous prenons nos repas est presque aussi importante que le contenu même de nos assiettes. La vitesse, en particulier, n'est pas anodine comme le montrent des chercheurs japonais.

De 2008 à 2013, ces derniers ont réalisé sur 59 717 personnes atteintes de diabète de type 2, maladie qui résulte bien souvent d'un problème de surpoids, un suivi du poids, du tour de taille, et de l'IMC ainsi que des examens biologiques sanguins, urinaires, et de la fonction hépatique. Les malades étaient également interrogés sur leurs habitudes alimentaires et notamment sur la vitesse à laquelle ils mangeaient afin d'établir trois catégories : rapide, normale et lente.

Parmi les résultats obtenus, on retiendra principalement que, comparés à ceux qui dévorent rapidement leur nourriture, les participants qui mangent à vitesse normale ont 29% de chances de moins de devenir obèses et ceux qui mangent lentement 42%. Par ailleurs, même si la diminution de tour de taille est faible, elle est plus marquée chez ceux qui prennent leurs repas lentement ou normalement.

Les scientifiques de l'Université de Kyushu précisent que leur étude est observationnelle et ne permet pas de conclure à un lien de cause à effet, notamment parce que l'évaluation de la vitesse à laquelle on mange est considérée comme subjective. Néanmoins, ils rappellent que manger rapidement est associé à une intolérance au glucose et à une résistance à l'insuline et ils considèrent que des interventions visant à réduire la vitesse des repas peuvent être efficaces pour prévenir l'obésité. Enfin, ils suggèrent d'étendre leur recherche à des patients non diabétiques pour vérifier si la perte de poids constatée n'était pas attribuable au traitement contre cette maladie.

(référence : BMJ Open, 12 février 2018, doi :10.1136/bmjopen-2017-019589)

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