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Un centre dédié aux victimes de violences sexuelles au CHU les Bruyères

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Une délégation de députés du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'est rendue mardi sur le site du CHU de Liège les Bruyères, pour y visiter le centre de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) qui a ouvert ses portes en novembre dernier. Avec Bruxelles et Gand, il s'agit du troisième projet pilote de ce type mis en place en Belgique. Selon les estimations, neuf personnes sur 10 ne dénoncent jamais les violences sexuelles subies.

7 mars 2018

Depuis le mois de novembre, le centre hospitalier liégeois met à disposition des victimes de violences sexuelles un espace d'expertise de première ligne avec le concours d'une équipe multidisciplinaire, suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de prise en charge des victimes le plus adéquatement et le plus rapidement possible après l'agression.

"Différents secteurs travaillent ensemble: la police, le judiciaire et le médico-social. Grâce à ce projet-pilote, les victimes sont entièrement prises en charge dans un seul et même endroit. Le fait que cela se passe dans un hôpital universitaire fait qu'on a directement accès à des possibilités thérapeutiques, qu'on peut faire appel à des experts etc. On n'est pas là pour substituer à qui que ce soit, mais on apporte un soutien supplémentaire à ces victimes", explique Virginie Baÿ, infirmière en chef.

En quatre mois, le centre a accueilli 40 victimes, dont 85% de femmes, 21% de mineurs et 65% de viols réels. Trois incestes ont également été signalés. Concrètement, les victimes se présentent directement aux urgences, sont amenées au centre via l'intervention de la police ou par les services de secours.

"Il n'y a aucun signe distinctif qui indique où se trouve cet espace dédié aux victimes. Ceci dans le but de les protéger, qu'elles se sentent comme dans un cocon. Une fois qu'elles sont arrivées, on les prend en charge, tant au niveau médical que psychologique et judiciaire. On les respecte dans leurs besoins."

Dans le cas où la victime ne souhaite pas porter plainte, les prélèvements sont préservés durant une année.

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