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Cancer du pancréas, apport du PET-scan au diagnostic

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Chez 10 à 20% des patients, le diagnostic et la stadification d'un cancer du pancréas peuvent être complexes. En combinant localisation anatomique précise et données fonctionnelles, le PET-scan pourrait s'avérer utile en pareille circonstance.

Dr Jean-Claude Lemaire - 14 mars 2018

C'est ce qu'a vérifié une étude multicentrique prospective britannique qui a concerné des patients soupçonnés de malignité pancréatique suspectée qui, après un bilan standard comportant un scanner multibarrette, ont subi un PET-scan, l'objectif principal étant d'apprécier la valeur diagnostique incrémentielle. Parmi les critères secondaires évalués figuraient les changements de diagnostic, de stade et de prise en charge, l'identification des patients les plus à même de bénéficier du PET-scan ainsi que sa valeur ajoutée dans la pancréatite chronique et dans d'autres tumeurs pancréatiques.

Les données rapportées concernent 550 patients examinés entre 2011 et 2013 et pour lesquels les données nécessaires étaient disponibles.

La sensibilité et la spécificité pour le diagnostic de cancer du pancréas étaient respectivement de 88,5% et 70,6% pour le bilan standard avec scanner multibarrette et de 92,7% et 75,8% avec l'ajout du PET-scan, les augmentations étant significatives (p = 0,01 pour la sensibilité et = 0,023 pour la spécificité), de même que l'augmentation de la précision diagnostique (p <0,0002).

L'ajout du PET-scan a correctement modifié la stadification chez 56 patients (p = 0,001) et a influencé la prise en charge chez 250 (45%), avec notamment une suspension de la résection programmée chez 58 (20%).

Dans le travail en question, le PET-scan ajouté semble être le plus rentable pour ceux chez qui était soupçonné un cancer du pancréas supposé résécable.

Le bénéfice du PET-scan semble très limité en cas de pancréatite chronique ou d'autres tumeurs pancréatiques.

Selon les critères britanniques et dans le cadre de la situation envisagée dans ce travail l'ajout du PET-scan est très susceptible d'être rentable pour le NHS.

P Ghaneh et al. Health Technol Assess. 2018; 22: 1-114.

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