PremiumRhumatologie

Arthroplastie totale de hanche : une opération qui améliore l'espérance de vie

photo

Alors que l'on savait déjà qu'une arthroplastie totale de hanche permet d'améliorer la qualité de vie de la plupart de patients, une nouvelle étude montre l'espérance de vie de ces patients est légèrement accrue durant approximativement une dizaine d'années après telle opération.

Luc Ruidant - 5 avril 2018

Pour aboutir à cette conclusion, des chercheurs de l'Université de Göteborg en Suède ont analysé le taux de survie postopératoire auprès de 131 808 patients ayant subi une arthroplastie totale de hanche entre le 1er janvier 1999 et le 31 décembre 2012. L'âge moyen au moment de l'intervention était d'environ 68 ans. Au cours d'un suivi médian de 5,6 ans, environ 16,5% des patients (21 755) sont décédés.

Par rapport aux personnes appariées, de même âge et sexe, dans la population générale suédoise, au cours de la première année, le taux de survie est de 1% supérieur chez les patients ayant bénéficié d'une arthroplastie totale de la hanche. La différence grimpe jusqu'à 3% à cinq ans, puis diminue à 2% à 10 ans pour finalement disparaître à 12 ans.

Cette différence est surtout significative chez les personnes diagnostiquées avec l'ostéoarthrite primaire, qui représentent 91% des patients ayant bénéficié d'une chirurgie de remplacement de la hanche. Par contre, chez les patients avec d'autres diagnostics tels que l'ostéonécrose de la tête fémorale, l'arthrite inflammatoire et l'ostéoarthrite secondaire, le taux de survie était inférieur à celui de la population générale.

"Notre étude suggère que l'arthroplastie totale de la hanche peut accroître l'espérance de vie," a commenté le Dr Peter Cnudde. "Mais les raisons de cette augmentation sont inconnues. Elles sont probablement multifactorielles."

(référence : Clinical Orthopaedics and Related Research, 28 février 2018, doi : 10.1007/s11999.0000000000000097)

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine