PremiumGastro-entérologie

Rectocolite hémorragique, impact de l'âge au diagnostic

photo

Les études de population de sujets atteints de rectocolite hémorragique d'apparition tardive ont donné des résultats discordants en termes de visage clinique, de prise en charge et de pronostic.

Dr Jean-Claude Lemaire - 15 mai 2018

Le registre français Epimad dans lequel sont rassemblées les données de quelques 30.000 sujets atteints de MICI (ce qui en fait le plus grand registre à l'échelon mondial) a été mis à contribution pour évaluer l'impact de l'âge au moment du diagnostic (< 70 ans versus ≥ 70 ans) sur l'histoire naturelle de la rectocolite hémorragique (RCH), avec un accent particulier sur la présentation de la maladie, le phénotype et le traitement.

Au total, 465 patients âgés de 60 ans et plus lors du diagnostic ont été évalués, 276 (59%) < 70 ans et 189 (41%) ≥ 70 ans.

Chez les patients < 70 ans au diagnostic, les investigateurs constatent une plus grande tendance aux saignements rectaux (86% versus 79%, p=0,06) et significativement plus de douleurs abdominales (44 % versus 34 %, p=0,04), tandis que chez les patients ≥ 70 ans au diagnostic une localisation gauche de l'atteinte colique est plus fréquente (62% versus 49%, p=0,02).

Sur le plan thérapeutique, il n'est pas constaté de différence significative entre les deux groupes en termes d'exposition cumulée au 5-ASA, aux corticostéroïdes et aux immunosuppresseurs et les taux de recours à la chirurgie sont également similaires.

Concernant la corticothérapie, les patients < 70 ans au diagnostic présentent significativement plus souvent une résistance aux corticostéroïdes (12% versus 3%, p<0,05), mais il n'y a pas de différence significative entre les deux groupes en termes de dépendance aux corticostéroïdes.

D Duricova et al. Dig Liver Dis. 2018 Apr 2 [Epub ahead of print]

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Mieux comprendre les facteurs de rémission des MICI

Les liens de causalité entre alimentation et risque de développement de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ont déjà été largement étayés. Une récente étude multicentrique franco-belge permet de mieux comprendre dans quelle mesure l’alimentation entretient l’activité inflammatoire, que ce soit dans la maladie de Crohn ou dans la rectocolite ulcéro-hémorragi

Gastrites, gastropathies : comment les distinguer ?

La surprescription des IPPs, l’un des chefs de bataille de notre actuel ministre de la santé, doit s’inscrire dans le cadre d’une meilleure compréhension des mécanismes physio-pathologiques sous-jacents. Cet article, fondé sur les propos du Pr Pierre Deprez (Cliniques universitaires Saint-Luc), propose une révision des principales causes de gastrites et de gastropathies.

Amazon Pharmacy lance la distribution du comprimé Ozempic à domicile et en point de retrait

Amazon Pharmacy poursuit son offensive dans la pharmacie en ligne. La plateforme de livraison de médicaments d’Amazon annonce étendre, aux États-Unis, l’accès à la version orale d’Ozempic, le GLP-1 de Novo Nordisk destiné aux patients atteints de diabète de type 2.

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine