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Interventions complexes : du neuf

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Deux projets de textes consacrant de nouveaux accords relatifs aux interventions chirurgicales complexes pour les tumeurs de l'oesophage et les tumeurs du pancréas circulent actuellement à l'Inami. Les deux accords sont liés dans la forme malgré le fait que leurs objets soient différents.

Wouter Colson - 17 mai 2018

Les centres qui prennent en charge les tumeurs de l'oesophage centralise quatre prestations de la nomenclature pour les (gastro)oesophagectomie thoracique ou thoraco-abdominale (numéros 228012, 228174, 228233 en 228255). Pour les centre du pancréas cela concerne quatre prestations pour les (hemi)-pancréatitectomies (241415, 241430, 242012, 242023 en 242060).

L'accord vaut pour les patients chez qui une affection maligne a été confirmée lors d'une COM spécifique réalisée dans un centre de référence, mais aussi pour les patients pour qui une telle intervention avait été planifiée pour des tumeurs non-malignes. La consultation oncologique multidisciplinaire "spécifique" se déroule dans un centre de référence. Le médecin spécialiste référent y prend part. La participation de l'hôpital qui a référé le patient est possible via une vidéoconférence. Le généraliste du patient peut également participer à cette COM "spécifique". Dans tous les cas, il reçoit un rapport.

Les textes décrivent les spécialistes qui doivent être présents au centre de référence, leurs compétences et expériences spécifiques. Le plus souvent, au moins deux spécialistes de chaque discipline doivent travailler au centre. Pour d'autres disciplines - par exemple les radiothérapeutes, il faut au moins un accord de collaboration formel.

L'encadrement psychosocial et infirmier est également décrit. Le centre de référence doit collaborer avec un laboratoire de diagnostic moléculaire. Il doit avoir une expérience en chirurgie minimale invasive et disposer en continu d'une imagerie interventionnelle.

Le texte définit aussi les exigences de qualité, l'enregistrement et la collaboration avec le Registre du cancer. Il détaille également des indicateurs de qualité, principalement des indicateurs de résultats.

Le nouveau texte fixe également des quotas à atteindre: un centre de l'oesophage doit réaliser au moins 24 interventions oncologiques par an et chaque chirurgien doit au moins en réaliser douze.

Un centre du pancréas doit réaliser au moins vingt opérations de Whipple par an, dix par médecin. Pour les trois premières années, le législateur se contente d'une moyenne. Après la troisième année, il faut atteindre les quotas fixés. Un centre de l'oesophage doit organiser des COM pour un minimum de 50 nouveaux patients par an. Ce nombre est fixé à 40 pour les centres de référence du pancréas.

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