PremiumRhumatologie

PR: les bénéfices au très long cours d'un traitement précoce et intensif

photo

Après un suivi de 23 ans, une troisième et nouvelle analyse de l'étude COBRA suggère qu'un traitement précoce et intensif de la PR apporte d'importants bénéfices sur le très long cours, ce compris une quasi normalisation du taux de mortalité qui tend à se confondre avec celui de la population générale.

Jean-Luc Schouveller - 15 juin 2018

Dans l'étude COBRA originale, publiée en 1997 dans la revue The Lancet, des patients présentant une PR dépistée précocement avaient été randomisés pour recevoir soit une monothérapie par sulfasalazine, soit un traitement intensif combinant sulfasalazine, méthotrexate à faible dose et corticoïdes à dose décroissante. Les premiers résultats montraient un meilleur contrôle de la PR sous traitement combiné par rapport à la monothérapie.

En 2010, après 11 ans de suivi, une nouvelle analyse montrait un taux de mortalité numériquement mais pas significativement inférieur dans le groupe de traitement combiné vs la monothérapie. Enfin, aujourd'hui, après 23 ans de suivi continu, une nouvelle analyse montre que le taux de mortalité des patients de l'étude COBRA est de 28% vs 35% pour un groupe témoin sélectionné dans la population générale et équipotent.

Si le taux de mortalité est numériquement inférieur, il n'est cependant pas significatif. Malgré tout, cette analyse est importante car c'est la première fois qu'on démontre une tendance à la normalisation de la mortalité au sein d'un groupe de patients avec PR traitée précocement et intensivement.

Une étude qui illustre parfaitement la pertinence de la campagne actuelle de sensibilisation "Don't Delay, Connect Today" lancée par l'EULAR dans toute l'Europe pour sensibiliser les autorités en charge de la santé ainsi que le corps médical, spécialistes et généralistes, sur l'importance vitale d'un dépistage rapide, dès les premières manifestations de l'affection rhumatismale, et d'une mise sous traitement sans délais une fois le diagnostic précis établi.

Ref: Poppelaars PBM et al. OP0015, EULAR 2018.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Infection par le VIH : Un facteur de risque indépendant d’ostéoporos

L’infection par le VIH est identifiée comme un facteur de risque indépendant d’ostéoporose, avec une diminution significative de la densité minérale osseuse chez les personnes séropositives.

Ostéopathies liées au méthotrexate : une complication rare, grave et mal identifiée

Parmi les milliers de patients atteints de maladies rhumatismales, certains présenteront un jour une ostéopathie induite par le méthotrexate. C’est une complication rare mais grave à laquelle on ne pense pas toujours. Quels sont les signes d’alerte ?

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Un plan national de prise en charge de la douleur est nécessaire, plaident les algologues

L'Association flamande d'anesthésiologie pour la prise en charge de la douleur et l'Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (Apsar) plaident pour un plan national de prise en charge de la douleur.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine