SpA: AINS et anti-TNF, une combinaison intéressante pour ralentir la dégradation osseuse

Alors qu'il est de coutume de stopper la prise d'AINS lorsque le patient atteint d'une spondylarthrite ankylosante (SpA) passe vers un traitement par anti-TNF, une étude américaine menée à l'Université de Californie, San Francisco, montre que, au contraire, la combinaison des deux traitements a un effet synergique en ralentissant la progression radiologique. Ceci est particulièrement vrai pour le celecoxib ainsi qu'en cas d'administration de doses élevées d'AINS.
Il s'agit d'une étude de cohorte prospective qui a inclus 519 patients souffrant d'une SpA en adéquation avec les critères diagnostiques de New York modifiés. Il s'agissait, pour les 3/4, d'hommes, l'âge moyen des participants était de 41 ans en moyenne et leurs symptômes évoluaient depuis 17 ans en général. Les AINS étaient prescrits dans 66% des cas et 46% des patients étaient sous anti-TNF. Pour cette étude, la progression radiologique était mesurée via le calcul du score mSASSS (Stoke Ankylosing Spondylitis Spine Score modifié).
Après 4 années de suivi, on observe une progression radiologique plus lente lorsque les anti-TNF sont associés à des doses élevées d'AINS. Lorsqu'on examine les résultats en fonction du type d'AINS utilisé, on constate que la plus forte réduction sur la progression radiographique est obtenue en cas de recours au celecoxib et ce dès la seconde année de traitement. Une amélioration qui se poursuit au même rythme jusqu'à 4 ans de suivi.
Ref: Gensler LS et al. OP0198, EULAR 2018.