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Le binge drinking menace la santé osseuse des jeunes filles

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Les adolescentes qui consomment de manière excessive et régulière des boissons alcoolisées peuvent ne pas atteindre le pic de masse osseuse au début de l'âge adulte, augmentant ainsi leur risque d'ostéoporose des années plus tard.

Luc Ruidant - 17 juillet 2018

En plus des nombreuses conséquences déjà associées au binge drinking, il faut désormais ajouter le risque d'une mauvaise santé osseuse, du moins chez les adolescentes.

L'équipe américaine du Pr Joseph LaBrie a suivi 87 jeunes femmes âgées de 18 à 20 ans. Chacune a répondu à un questionnaire en ligne sur son mode de vie, et son rapport au binge drinking. En parallèle, leur densité minérale osseuse au niveau du rachis lombaire a été mesurée.

L'étude révèle que les beuveries régulières (en l'occurrence avoir consommé 4 verres ou plus en deux heures, 115 fois ou plus depuis le début de la high school, ce qui équivaut approximativement à 1,6 épisode par mois pendant cette période s'étalant de 14 à 18 ans) réduisent la densité minérale osseuse au niveau de la colonne vertébrale. Une association qui est avérée même en tenant compte de facteurs qui influent sur la santé osseuse tels que la masse corporelle maigre, l'activité physique, l'âge à la ménarche, le tabagisme et l'utilisation de la contraception orale.

L'initiation précoce au binge drinking (à l'âge de 15 ans ou moins) n'est cependant pas significativement liée à la densité minérale osseuse.

Sachant que chez les femmes la densité maximale des os au niveau de la colonne vertébrale est généralement atteinte autour de 20 à 25 ans, les jeunes filles ayant consommé beaucoup d'alcool avant cet âge risquent d'avoir des os de la colonne plus fragiles que les autres, soit un risque plus grand de fractures et d'ostéoporose plus tard dans la vie. Une raison de plus (s'il en fallait) d'éviter les excès d'alcool durant l'adolescence.

(référence : Journal of Studies on Alcohol and Drugs, 13 juin 2018, doi : 10.15288/jsad.2018.79.391)

https://www.jsad.com/doi/10.15288/jsad.2018.79.391

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