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1.187 non-résidents tirés au sort pour accéder à une formation (para)médicale

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La Fédération Wallonie-Bruxelles a procédé lundi au tirage au sort des étudiants non-résidents qui pourront s'inscrire cette année dans l'une des six filières de formation (para)médicale organisées dans les universités et Hautes écoles de Bruxelles et de Wallonie.

29 août 2018

Depuis 2006, la présence d'étudiants étrangers non-résidents en Belgique au premier cycle des études en médecine, en kinésithérapie, en dentisterie, en logopédie et en audiologie est limitée à 30% des effectifs au maximum, et à 20% en sciences vétérinaires.

La mesure a une double motivation: éviter dans les auditoires toute surpopulation estudiantine qui nuirait à la qualité d'enseignement, et surtout prévenir tout risque de pénurie en matière d'offre de soins de santé en s'assurant qu'une proportion suffisante de diplômés s'établissent et exercent chez nous, plutôt que dans leur pays d'origine.

Pour cette année académique 2018-2019, 3.943 non-résidents au total avaient demandé à pouvoir s'inscrire dans l'une des filières contingentées en Fédération, mais seules 1.187 places leur étaient ouvertes.

Pour les départager équitablement, un tirage au sort a été organisé de manière anonyme ce lundi par l'académie de recherche et d'enseignement supérieur (ARES), sous contrôle d'huissier. Selon les filières, les chances d'être retenus variaient toutefois de manière significative.

Ainsi, en kiné par exemple, tout candidat avait un peu plus d'une chance sur trois d'être retenu, contre une sur cinq seulement en sciences vétérinaires.

Depuis l'introduction d'un examen d'entrée en médecine et dentisterie en 2017, le sort des non-résidents dans ces filières a quelque peu changé. Le contingentement à 30% existe toujours, mais il n'y a plus de tirage au sort des candidats. Ce sont leurs résultats à l'épreuve d'admission qui sont ici déterminants, les meilleurs classés étant admis dans l'ordre jusqu'à ce que le quota soit atteint.

La présence importante d'étudiants non-résidents -essentiellement français vu les strictes limites d'accès à l'enseignement supérieur dans l'Hexagone- dans nos établissements supérieurs représente un coût important pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, pour lequel elle n'est pas dédommagée.

"Des compensations, via un fonds européen ou des mécanismes similaires dans le cadre d'accords bilatéraux devraient être mis en place", plaide mardi Julien Nicaise, administrateur de l'ARES.

Par le passé, le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt avait annoncé vouloir évoquer cette question avec la France, mais sans résultat à ce jour.

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