PremiumActualités médicales

Suppression du numerus clausus en France : le système restera sélectif

photo

À l'heure de lire ces lignes, Agnès Buzyn, ministre française de la Santé, termine sans doute sa présentation de la réforme du système de santé français. Au menu, une annonce de taille, qui était une des promesses électorales du président Macron : la suppression du numerus clausus.

Laurent Zanella - 18 septembre 2018

C'est Agnès Buzyn qui l'annonçait elle-même hier par le biais d'une interview accordée au Parisien : aujourd'hui, la ministre va annoncer la fin du numérus clausus. " Cela ne règle pas la problématique des déserts médicaux, puisque ces nouveaux médecins formés le seront dans dix ans ou dans quinze ans, à une période où déjà, le nombre de médecins aura considérablement augmenté. C'est surtout pour résoudre le mal-être des étudiants en médecine, et ce gâchis incroyable de la première année de médecine où d'excellents étudiants se voient refuser la porte des études de médecine avec un concours qui est inhumain et entraîne une désespérance chez nos jeunes. La fin du numerus clausus, c'est améliorer le bien-être étudiant, faire en sorte que l'on diversifie le profil des personnes qui vont entrer dans les études de médecine, qu'on ne les sélectionne pas seulement sur les maths et la physique. C'est la mesure que nous allons annoncer. Mais il ne faut pas que les Français s'imaginent que du jour au lendemain le problème des déserts médicaux sera résolu. "