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PrEP en continu ou PrEP à la demande ?

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Quelle est la meilleure façon d'administrer la PrEP ? En continu ou à la demande ? Réponse avec les résultats intermédiaires de l'étude française Prévenir qui, après une première année de suivi sur les trois prévues au total, ne constate la survenue d'aucune infection VIH que le traitement PrEP ait été administré en continu ou à la demande.

Jean-Luc Schouveller - 25 septembre 2018

A peine un an après son démarrage, l'étude française Prévenir livre ses premiers résultats intermédiaires. Ils concernent les 1435 premiers volontaires séronégatifs à très haut risque d'infection par le VIH: hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes âgés de 36 ans en moyenne, 50% d'entre eux n'ont pas de partenaire sexuel régulier, 16% pratique régulièrement le chemsex, le nombre de rapports sexuels sans préservatif avant inclusion est de 2 au moins et le nombre de partenaires sexuels différents et occasionnels au cours des trois derniers mois avant inclusion dans l'étude Prévenir est de 10 en moyenne.

Dernière information importante, depuis leur inclusion dans l'étude et la mise sous traitement PrEP, 20% seulement des participants ont fait usage de préservatifs lors de leurs rapports sexuels. Lors de leur inclusion, les volontaires pouvaient faire le choix d'un traitement PrEP en continu ce qui fut le cas pour 47% d'entre eux ou bien un traitement à la demande en cas de rapport à haut risque ce qui fut le cas pour 53%. Tous ont bénéficié d'un programme d'accompagnement spécifique, de mise à disposition de préservatifs et de gel lubrifiant. Enfin, tous ont reçu des conseils pour réduire les risques de contagion ainsi que pour améliorer leur adhérence thérapeutique.

Ces premiers résultats confirment l'efficacité de la PrEP puisque aucun cas positif d'infection par VIH n'a été constaté ni chez les volontaires sous PrEP en continu, ni chez ceux ayant opté pour un traitement PrEP à la demande. Autre résultat majeur, les investigateurs estiment que 85 contaminations ont ainsi été évitées au sein de cette cohorte si on prend pour base d'évaluation le taux d'incidence du VIH observé chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et n'utilisant pas de PrEP dans l'étude Ipergay.

L'étude se poursuit donc avec l'inclusion d'autres populations à haut risque comme les hommes et femmes hétérosexuels à risque de contamination élevé ou les personnes transgenres. Enfin, on attend avec impatience les premiers résultats concernant les maladies sexuellement transmissibles survenues au sein de ce premier groupe d'évaluation.

Ref: Molina J-M et al. Abstract WEAE0406LB, International AIDS Conference, Amsterdam

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