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miR-31, à la fois prédicteur et facteur de la maladie de Crohn

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Des chercheurs ont identifié une molécule unique dont les niveaux permettraient de prédire de quel sous-type de la maladie de Crohn (1 ou 2) est atteint un patient. Un tel marqueur pourrait s'avérer très utile pour déterminer la bonne option de traitement.

Luc Ruidant - 10 décembre 2018

Des scientifiques américains ont effectué un séquençage de micro-ARN dans le tissu du côlon d'adultes et d'enfants atteints ou non de la maladie de Crohn. Ils ont notamment découvert que le microARN-31 ou miR-31 prédit les résultats cliniques et joue également un rôle important dans la pathogenèse de la maladie de Crohn.

Sur la base de la concentration en miR-31, les auteurs ont pu déterminer exactement si les patients avaient un sous-type 1 ou un sous-type 2 de cette maladie très hétérogène dont l'incidence a augmenté au cours des 50 dernières années.

Chez les patients adultes, une faible expression de miR-31 dans le côlon au moment de la chirurgie est associée à un pronostic défavorable (nécessité plus fréquente d'une iléostomie et récidives plus fréquentes dans l'iléon néo-terminal). Chez les enfants, une expression plus faible de miR-31 dans le côlon au moment du diagnostic est associée au développement ultérieur de sténoses fibreuses dans l'iléon, pour lesquelles une intervention chirurgicale est indiquée.

Au cours de leurs travaux, les auteurs ont également développé un intestin artificiel ultramoderne, appelé organoïde intestinal, qui leur a permis de cultiver des échantillons de biopsie humaine tout en maintenant la physiologie de base qui existe à l'intérieur d'un être humain. Ce système innovant pourra servir de plate-forme pour tester les agents thérapeutiques avant de les administrer aux patients.

Des recherches sont déjà prévues pour examiner ce que fait exactement miR-31 et quel est son rôle dans l'intégrité de l'épithélium intestinal.

(référence : JCI Insight, 4 octobre 2018, DOI : 10.1172/jci.insight.122788)

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