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Dépistage organisé du cancer colorectal, ça marche

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Une étude de population menée en Californie montre que le dépistage organisé du cancer colorectal (CCR) influence à la fois l'incidence et le pronostic de ce cancer qui reste hélas encore très meurtrier quand il est diagnostiqué tardivement.

Dr Jean-Claude Lemaire - 19 décembre 2018

L'étude a été menée sur la population éligible au dépistage, dans ce cas précis les sujets âgés de 51 à 75 ans, et les investigateurs ont comparé les taux de dépistage (par recherche de sang occulte dans les selles/test immunologique ou par sigmoïdo/coloscopie), la répartition des stades du cancer et les taux de mortalité spécifique avant et après la mise en oeuvre du dépistage organisé.

Les résultats montrent que la mise en oeuvre entre 2006 et 2008 d'un programme organisé de dépistage du CCR a permis d'augmenter considérablement le pourcentage de la population dépistée régulièrement qui est passé d'environ 40% entre 2000 et 2005 à 82,7% en 2015 (p<0,01).

L'augmentation du taux de personnes dépistées a d'abord été associée à une augmentation d'incidence du CCR (attribuable en grande partie à une détection accrue de cancers à un stade précoce) puis suivie d'une diminution d'incidence. Au total, entre 2000 et 2015, la réduction d'incidence annuelle documentée est globalement de 25,5% passant de 95,8 à 71,4 cas/100 000 (p<0,01) et cette réduction concerne à la fois les stades avancés (-36,2 %, de 45,9 à 29,3 cas/100.000 ; (p<0,01)) et les stades précoces (-14,5 %, de 48,2 à 41,2 cas/100.000 (p<0,04)).

Parallèlement, il a été observé une réduction de 52,4% de la mortalité par cancer (de 30,9 à 14,7 décès/100.000 ; p<0,01).

Tous les détails dans l'article et son éditorial d'accompagnement qui sont en accès libre et gratuit.

TR Levin et al. Gastroenterology. 2018; 155: 1383-1391.e5. https://www.gastrojournal.org/article/S0016-5085(18)34783-8/fulltext

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