Les SBV effectifs au 1er janvier

L'AR sur les soins à basse variabilité (SBV) a été publié au Moniteur belge le 18 décembre. Au grand dam de l'Absym qui avait demandé à la ministre de postposer l'entrée en vigueur de ce nouveau mécanisme.
Le syndicat médical avait enjoint la ministre de la Santé publique et le patron de l'Inami d'ajourner la mise en oeuvre des soins à basse variabilité d'au moins trois mois. Cette requête qui avait été appuyée par toutes les coupoles hospitalières mais n'a pas été suivie par les autorités. Pour l'Abysm le " chaos financier dans la facturation hospitalière est assuré !"
Le Conseil d'administration de l'Absym a fait cette proposition parce qu'il estimait, qu'avant la publication de l'AR d'exécution de la loi, trop de questions subsistaient encore quant au calcul et à l'attribution des montants des soins à basse variabilité. "La mise en oeuvre de cette loi au 1er janvier 2019 ne semblait pas réalisable pour l'Absym. Les établissements hospitaliers eux-mêmes s'étaient également retranchés derrière la demande d'ajournement émise par notre syndicat. C'est ce qu'ils ont confirmé au Comité de l'assurance. "
Lundi à la médico-mut, Jo De Cock a déclaré qu'il n'est pas question de reporter en avril 2019 l'entrée en vigueur de ce nouveau mécanisme de financement. Il sera bien effectif au 1er janvier 2019. "Entretemps, l'Inami a fait parvenir par e-mail une circulaire à destination des hôpitaux. Les conseils médicaux, quant à eux, recevront cette dernière par courrier", précise le syndicat.
" Les questions liées à la perte d'honoraires dans les disciplines telles que l'anatomo-pathologie, la radiothérapie et la pédiatrie (lire jdM N°2567) ne trouveront pas de réponse ", regrette Marc Moens, président de l'Absym. " Notre syndicat s'emploiera à insister encore sur l'importance de mettre en place des mesures concrètes et suivra scrupuleusement la mise en oeuvre de ce système complexe."
" L'ajournement de la mise en oeuvre des soins à basse variabilité tel que nous avons demandé requiert un nouvel arrêté royal, ce qui, compte tenu de la conjoncture politique actuelle, s'avère impensable ", poursuit le Dr Moens.
V.C.