Cancer de l'oesophage avancé, l'approche immunologique

L'essai international de phase II KEYNOTE-180 (57 sites dans 10 pays) documente un nombre limité de réponses durables en cas d'adénocarcinome oesophagien ou de carcinome épidermoïde localement avancé ou métastatique.
Entre janvier 2016 et mars 2017, cet essai a enrôlé 121 patients ayant déjà reçu au moins 2 lignes de traitement systémique. Le pembrolizumab a été administré à raison de 200 mg toutes les 3 semaines jusqu'à progression, effets toxiques inacceptables ou 2 ans maximum. Le critère d'évaluation principal était le taux de réponse objective (revue centralisée, critères RECIST).
Dans le cadre d'une médiane de suivi de 5,8 mois, une réponse objective a été documentée chez 12 patients (9,9%), la durée médiane de la réponse n'étant pas atteinte lors de l'analyse (intervalle 1,9-14,4 mois).
Les taux de réponse objective varient selon le type de cancer (carcinome épidermoïde 14,3%, adénocarcinome 5,2%) et l'expression de PD-L1 (13,8% en cas de positivité = score combiné ≥ 10 en immunohistochimie et 6,3% en cas de négativité).
Des événements indésirables de grade ≥ 3 ont été observés chez 15 patients (12,4%) et ils ont entraîné l'arrêt du traitement chez 5 (4,1%). Des effets indésirables à médiation immunitaire sont survenus chez 25 patients (20,7%) et il s'agissait de grade ≥ 3 chez 7 (5,8%). Un patient est décédé de pneumonite.
Des études de phase III dans diverses situations cliniques sont en cours.
MA Shah et al. JAMA Oncol. 2018 Dec 20. [Epub ahead of print]. https://jamanetwork.com/journals/jamaoncology/article-abstract/2718411