Début du procès de la neurochirurgienne accusée d'avoir tué sa fille

La composition du jury donnera lundi le coup d'envoi du procès de Mehrnaz Didgar devant la cour d'assises du Brabant flamand. Agée de 51 ans, l'ancienne neurochirurgienne de l'hôpital universitaire de Louvain (UZ Leuven) est accusée d'avoir assassiné sa fille de 14 ans en juillet 2017.
Le corps de l'adolescente avait été retrouvé, sans vie, le 26 juillet 2017 dans l'appartement de la suspecte par son compagnon. Celui-ci avait alors directement prévenu les services de secours.
L'ancienne membre du personnel médical de l'UZ Leuven avait été interpellée l'après-midi même, alors qu'elle s'engageait sur l'autoroute E314, à Herent, dans la région de Louvain. Elle avait été placée sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction et inculpée d'assassinat. Quelques jours plus tard, Mme Mehrnaz avait admis avoir tué sa fille.
D'après son avocat Jef Vermassen, l'adolescente était gravement malade et tant la mère que la fille étaient dépressives. La victime luttait en effet depuis plusieurs années contre un cancer et, en 2017, le corps médical lui avait diagnostiqué une tumeur cérébrale. La mère était par ailleurs engagée dans une procédure de divorce conflictuelle et se serait occupée en grande partie seule de sa fille.
Pour Me Vermassen, la place de sa cliente n'est pas en prison mais dans un établissement psychiatrique. Selon le rapport psychiatrique, Mehrnaz D. souffre d'un stress post-traumatique mais est responsable de ses actes.
Le ministère public considère, lui, qu'il s'agit d'un assassinat.