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Cancers colo-rectaux métastatiques, quel traitement d'entretien ?

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Après chimiothérapie d'induction, la maintenance par bevacizumab est classique dans les cancers colo-rectaux métastatiques. L'adjonction d'une chimiothérapie métronomique (administration de petites doses en continu) renforce-t-elle l'effet du bevacizumab ?

Dr Jean-Claude Lemaire - 16 avril 2019

L'essai randomisé multicentrique italien de phase 2 MOMA a comparé une induction par FOLFOXIRI-bevacizumab (8 cycles sur 4 mois) suivie, en cas de contrôle tumoral, d'un entretien par bevacizumab seul (7,5 mg/kg tous les 21 jours) ou par bevacizumab associé à une chimiothérapie métronomique (capécitabine 500 mg x 3 /j plus cyclophosphamide 50 mg/j).

L'objectif principal était la survie sans progression. Au total 232 patients ont été inclus et 165 ont accédé finalement au traitement d'entretien.

L'étude montre que la chimiothérapie métronomique n'engendre que peu de toxicités supplémentaires (avec cependant 9% de syndrome mains pieds de grade 3-4), mais n'apporte aucun bénéfice en termes de survie.

Dans le cadre d'un suivi médian de 47,8 mois 210 progressions et 164 décès ont été documentés, la médiane de survie sans progression étant de 9,4 mois dans le bras bevacizumab seul versus 10,3 mois dans le bras avec chimiothérapie métronomique (HR 0,94; p=0,68). La médiane de survie globale était de 22,5 mois dans le bras avec chimiothérapie métronomique et de 28 mois dans le bras bevacizumab seul (HR 1,16; p=0,336).

A noter que ce travail a le mérite de confirmer l'efficacité de l'association FOLFOXIRI bevacizumab sur une population comportant 65% de mutations RAS et 9% de mutations BRAF et de montrer qu'en cas de métastases hépatiques seules initialement jugées opérables, ce traitement a permis une résection secondaire dans un cas sur deux.

C Cremolini et al. Eur J Cancer. 2019; 109: 175-82.

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