PremiumGastro-entérologie

Reflux gastro-oesophagien (RGO) quelle procédure chirurgicale choisir ?

photo

La défaillance de la barrière antireflux (zone de haute pression du sphincter oesophagien inférieur et pince diaphragmatique qui l'entoure) est un élément majeur de la physiopathologie du RGO et sa restauration est essentielle pour un traitement efficace et de longue durée.

Dr Jean-Claude Lemaire - 16 avril 2019

Cette restauration est du domaine chirurgical, mais s'accompagne de divers effets secondaires. Une équipe scandinave a mené une étude randomisée visant à apprécier les mérites et inconvénients respectifs de deux techniques laparoscopiques, la fundoplicature totale circulaire (FTC 360°) dite opération de Nissen (n=227) et la fundoplicature postérieure partielle (FPP 270°) dite opération de Toupet (n=229). Le critère principal d'évaluation était l'exposition de l'oesophage à l'acide 3 ans après l'opération.

La médiane d'exposition à l'acide (intervalle interquartile) était réduite de 14,6% (9,8-21,9) à 1,8% (0,7-4,4) en cas de FTC et de 16,0% (10,4-22,7) à 2,5% (0,8-6,8) en cas de FPP (p = 0,31). Parallèlement les symptômes de reflux étaient contrôlés de manière égale et efficace avec les deux procédures.

Une dysphagie postopératoire précoce (6 semaines) a été fréquente avec les deux procédures, mais a ensuite progressivement régressé et disparu. La qualité de vie était altérée avant la chirurgie mais est revenue à la normale après la chirurgie et est restée stable dans le cadre d'un suivi de 5 ans et il n'y avait pas de différence entre les deux groupes de patients.

Une différence discrète mais néanmoins significative en faveur de la FPP a été observée sur le score moyen de dysphagie à 6 semaines pour les liquides et à 12 et 24 mois pour les aliments solides.

Au total deux procédures équivalentes sur le plan de l'efficacité avec un possible avantage pour la FPP en termes de dysphagie.

BS Håkanson et al. JAMA Surg. 2019 Mar 6. [Epub ahead of print]. https://jamanetwork.com/journals/jamasurgery/article-abstract/2727129

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Mieux comprendre les facteurs de rémission des MICI

Les liens de causalité entre alimentation et risque de développement de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ont déjà été largement étayés. Une récente étude multicentrique franco-belge permet de mieux comprendre dans quelle mesure l’alimentation entretient l’activité inflammatoire, que ce soit dans la maladie de Crohn ou dans la rectocolite ulcéro-hémorragi

Gastrites, gastropathies : comment les distinguer ?

La surprescription des IPPs, l’un des chefs de bataille de notre actuel ministre de la santé, doit s’inscrire dans le cadre d’une meilleure compréhension des mécanismes physio-pathologiques sous-jacents. Cet article, fondé sur les propos du Pr Pierre Deprez (Cliniques universitaires Saint-Luc), propose une révision des principales causes de gastrites et de gastropathies.

Amazon Pharmacy lance la distribution du comprimé Ozempic à domicile et en point de retrait

Amazon Pharmacy poursuit son offensive dans la pharmacie en ligne. La plateforme de livraison de médicaments d’Amazon annonce étendre, aux États-Unis, l’accès à la version orale d’Ozempic, le GLP-1 de Novo Nordisk destiné aux patients atteints de diabète de type 2.

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
16 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine