Vingt minutes dans un parc, c'est plus de bien-être et moins de stress

Deux études américaines récentes rappellent l'importance des espaces verts en ville sur le bien-être des individus et la réduction de leur niveau de stress. Toutes deux évaluent à une vingtaine de minutes la " dose nature " nécessaire pour en ressentir les bienfaits.
Des ergothérapeutes de l'Université de l'Alabama ont voulu valider les conclusions de précédentes recherches suggérant les bénéfices d'espaces verts en ville sur le bien-être émotionnel, et explorer les facteurs susceptibles de contribuer à l'amélioration du bien-être subjectif immédiatement après une visite de courte durée dans un parc urbain dans des conditions non contrôlées. (1)
L'étude a été menée auprès de 94 visiteurs adultes de trois parcs urbains. Via un questionnaire, ils ont évalué leur bien-être subjectif avant et après leur visite du parc. En outre, leur niveau d'activité physique lors de la visite a été surveillé grâce à un accéléromètre.
Globalement, les résultats montrent une hausse des scores du bien-être subjectif, de l'humeur et de la satisfaction envers la vie après la visite du parc. Une visite de 20,5 minutes apporte l'amélioration la plus élevée de la satisfaction face à la vie (64%). Par ailleurs, les auteurs n'ont pas trouvé de niveau d'activité physique lié à une amélioration sur le bien-être. En revanche, le temps passé dans le parc semble directement impacter le niveau de bien-être.
Une vingtaine de minutes dans un parc, ou un environnement naturel en ville, c'est aussi le temps nécessaire pour ressentir une baisse du niveau de cortisol, l'hormone du stress, selon une autre étude de l'Université du Michigan. Cette diminution atteint en moyenne 21,3%/heure. Et, si on dépasse ce seuil de 20 minutes, jusqu'à 30 minutes, le taux se réduit encore plus. Au-delà d'une demi-heure, la baisse continue mais à un rythme plus lent. (2)
(références :
(1)International Journal of Environmental Health Research, 13 février 2019, doi : 10.1080/09603123.2019.1577368,
(2)Frontiers in Psychology, 4 avril 2019, doi : 10.3389/fpsyg.2019.00722)
https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/09603123.2019.1577368
https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2019.00722/full