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Stéato-hépatite non alcoolique (NASH), les promesses de l'acide obéticholique

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Une analyse intermédiaire préspécifiée de l'étude de phase 3 REGENERATE confirme l'impact positif de l'acide obéticholique en cas de NASH avec fibrose hépatique.

Dr Jean-Claude Lemaire - 14 mai 2019

L'acide obéticholique est un puissant activateur du récepteur nucléaire Farnésoïd X qui a prouvé son aptitude à améliorer l'histologie et la fibrose hépatique dans le cadre de l'étude de phase 2 FLINT.

Sur cette base a été développé l'essai randomisé de phase 3 REGENERATE évaluant versus placebo (n=311) les mérites de deux doses d'acide obéticholique, 10 mg/j (n=312) et 25 mg/j (n=308), chez des sujets avec NASH confirmée par biopsie et fibrose significative ou sévère (stades F2 ou F3).

Lors de l'International Liver Congress (ILC 2019) à Vienne du 10 au 14 avril, les résultats d'une analyse préspécifiée intermédiaire (18 mois) ont été rapportés. Les critères principaux d'évaluation étaient soit l'amélioration de la fibrose d'au moins 1 stade sans aggravation de la NASH, soit la résolution de la NASH sans aggravation de la fibrose.

Les bénéfices les plus prononcés ont été observés dans le bras acide obéticholique 25 mg/j où le critère principal d'amélioration de la fibrose sans aggravation de la NASH a été documenté chez 23,1% des patients versus 11,9% avec le placebo (p=0,0002).

L'autre critère principal n'a pas été atteint (25 mg/j 11,7% versus placebo 8,0%, p=0,01268) mais 35,1% des patients du bras 25 mg/j présentaient une amélioration en termes de ballonnement hépatocellulaire (p=0,0011 versus placebo) et 44,2% une diminution de l'inflammation lobulaire (p=0,0322 versus placebo). Des réductions dose-dépendantes des enzymes hépatiques (ALT, AST, gamma GT) ont également été observées dans les bras actifs. Le prurit, événement indésirable le plus souvent signalé, a concerné 51% des patients dans le bras 25 mg/j, 28% dans le bras 10 mg/j et 19% dans le bras placebo et il y a eu plus d'abandon de traitement pour prurit dans le bras 25 mg/j (9%) versus <1% dans le bras 10 mg/j et le bras placebo.

A suivre avec d'autant plus d'intérêt qu'à ce jour il n'existe pas de médication approuvée pour le traitement spécifique de la NASH.

D'après la communication de Z. Younossi et al. ILC 2019 GS-06.

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