Chez les ados, plus de sport, c'est aussi un meilleur sommeil

Une étude américaine montre que lorsque les adolescents font plus d'activité physique qu'ils n'en ont l'habitude, ils dorment plus tôt, plus longtemps et mieux la nuit. A contrario, le fait d'être plus sédentaire que d'habitude pendant la journée est associé à une altération de la qualité de leur sommeil.
De mauvaises nuits peuvent avoir des répercussions importantes sur les performances cognitives des jeunes, leur scolarité, leur bien-être, et leur santé. Bouger un peu plus chaque jour semble être un excellent moyen de leur procurer de meilleures nuits.
Pour aboutir à cette conclusion, des chercheurs de l'Université d'État de Pennsylvanie ont sollicité la participation de 417 adolescents originaires de 20 villes des Etats-Unis, tous sélectionnés à partir d'une étude nationale. Pendant une semaine, les volontaires âgés de 15 ans ont porté des appareils aux poignets et aux hanches.
L'appareil fixé à la hanche a mesuré l'activité physique effectuée au cours de la journée et l'appareil de mesure du poignet a enregistré l'heure à laquelle les participants s'endormaient et se réveillaient, ainsi que les différentes phases de leur sommeil et donc la qualité de celui-ci.
Au terme de l'expérience, les scientifiques constatent que pour chaque heure supplémentaire d'activité physique modérée à intense par jour, les ados se sont endormis 18 minutes plus tôt le soir même, et ont dormi 10 minutes de plus le lendemain matin. La capacité à entretenir un sommeil dit "réparateur" a également été améliorée à hauteur de 1%. A l'inverse, ils ont observé qu'une augmentation de la sédentarité allait de pair avec une dégradation du sommeil : les participants se sont endormis et se sont réveillés plus tard mais ont dormi moins longtemps.
Tout en encourageant les jeunes à faire du sport, les auteurs précisent qu'ils vont continuer à suivre les participants jusqu'au début de l'âge adulte afin de voir comment leur santé liée au sommeil et leurs comportements à risque continuent d'interagir.
(Source : Scientific Reports, 22 mai 2019, doi : 10.1038/s41598-019-44059-9)