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Arthrite psoriasique: secukinumab confirme son pouvoir inhibiteur sur la progression radiographique au long cours

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Le congrès de Madrid aura été pour le Pr Philip Mease (University of Washington, Seattle) l'occasion de présenter des résultats actualisés de l'étude FUTURE 5. Sur un suivi de 2 ans (104 semaines), le secukinumab confirme son potentiel à inhiber au long cours la progression radiographique de l'arthrite psoriasique et à maintenir la réponse clinique tant sur le plan articulaire (ACR 20 et 50) que cutané (PASI90).

Jean-Luc Schouveller - 18 juin 2019

FUTURE 5 est une étude de phase 3 mise sur pied pour évaluer l'impact du secukinumab sur la progression radiologique de l'arthrite psoriasique sur une période de deux ans. Elle a inclus 996 patients répartis en quatre groupes équipotents pour recevoir soit secukinumab 300mg avec dose de charge, 150mg avec dose de charge, 150mg sans dose de charge ou placebo. A partir de la semaine 52, une augmentation de dose de 150mg à 300mg était permise selon l'appréciation des investigateurs. Des résultats après deux ans de suivi présentés à l'EULAR, 4 observations montrent le potentiel au long cours du secukinumab.

  • On observe peu d'abandon de traitement puisque 84,7% (300mg), 82,3% (150mg) et 75,2% (150mg sans dose de charge) des patients sont toujours sous traitement deux ans après leur inclusion.
  • L'escalade thérapeutique à 52 semaines concerne 39% des patients sous 150mg de secukinumab et 41% des patients sous 150mg sans dose de charge.
  • Confirmation du pouvoir inhibiteur du secukinumab sur la progression radiographique à 2 ans. L'absence de progression radiographique était définie par une modification du score vdH-mTTS inférieure ou égale à 0,5 entre l'inclusion et 2 ans. Tel fût le cas pour 89,5% des patients sous 300mg de secukinumab avec dose de charge, 82% des patients sous 150mg de secukinumab avec dose de charge et 81,7% des patients sous 150mg de secukinumab sans dose de charge.
  • Maintien de la réponse clinique après 2 ans tant sur le plan articulaire avec 77% de patients atteignant ACR20 et 52,9% des patients atteignant ACR50 que sur le plan cutané avec 70,7% des patients atteignant un PASI90 et 49,5% un PASI100.

Pour le Pr Philip Mease, cette confirmation du status quo radiologique au long cours apporté par le secukinumab est un nouveau pas vers une amélioration de la prise en charge des patients atteints d'arthrite psoriasique car il ne faut pas perdre de vue qu'environ 50% d'entre eux présentent d'importantes érosions osseuses à deux ans. Sans traitement efficace, ces érosions mènent à des altérations irréversibles des articulations, synonymes de handicap et de détérioration importante de la qualité de vie.

Réf: Mease P. et al. LB0006, EULAR 2019, Madrid.

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