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Le filgotinib passe à la vitesse supérieure avec des études de phases 3

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Tirées d'une session plénière de Late Breaking Abstracts particulièrement riche en nouveautés concernant le pipe-line des options thérapeutiques de prise en charge de diverses affections rhumatismales auto-immunes, voici les données d'une première étude de phase 3 concernant le filgotinib, un inhibiteur sélectif de JAK1 à administration orale, lorsque la polyarthrite rhumatoïde ne répond pas au méthotrexate. Des résultats d'autant plus attendus et qui nous tiennent à coeur puisque le filgotinib est le fruit de la recherche de Galapagos, une biotech basée à Malines.

Jean-Luc Schouveller - 18 juin 2019

FINCH-1, tel est son nom, est une étude de phase 3, randomisée contrôlée versus placebo, qui a inclus 1759 patients, majoritairement des femmes (81,8%) dont la polyarthrite rhumatoïde évoluait depuis près de 8 ans en moyenne et étaient en échec sous méthotrexate. Ces patients, tout en poursuivant la prise de méthotrexate, ont été répartis en quatre groupes pour recevoir, soit filgotinib, 200mg/j ou 100mg/j, soit adalimumab 40mg/2 semaines, soit encore un placebo.

L'étude étant programmée pour une durée de suivi total de 52 semaines, ce sont les résultats intermédiaires, après 24 semaines de suivi, qui ont été présentés à Madrid (valeur de p disponibles seulement pour les résultats à 12 semaines sauf pour la progression structurelle à 24 semaines).

Critère d'évaluation primaire, le score ACR20 a été atteint par 76,6% (200mg/j) et 69,8% (100mg/j) des patients du groupe traité par le filgotinib, par 70,8% des patients du groupe adalimumab et 49,9% de ceux sous placebo. A toutes les doses, le filgotinib est significativement supérieur au placebo pour le score ACR20 ainsi que pour le score ACR 50 et 70. L'inhibiteur JAK1se révèle, de plus, non inférieur à l'adalimumab pour le taux de patients atteignant le critère DAS28-CRP inférieur ou égal à 3,2. Enfin, le filgotinib est significativement plus efficace que le placebo sur les différents scores évaluant le critère de fatigue ou de qualité de vie du patient ainsi que pour ralentir la progression structurelle (sur ce critère, il s'agit des résultats à 24 semaines). Sur le plan de la sécurité d'emploi, on ne constate aucune différence significative entre les groupes notamment pour ce qui concerne les infections, l'herpès ou les évènements cardiovasculaires.

Réf: Combe B. et al. Abstract LB0001, EULAR2019, Madrid.

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