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Enzymothérapie pancréatique substitutive (ETPS), à ne pas négliger

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L'ETPS est de mise en cas d'insuffisance pancréatique exocrine (IPE) car la malnutrition induite peut avoir de sérieuses conséquences en termes de morbi-mortalité.

Dr Jean-Claude Lemaire - 18 juin 2019

Une équipe de Hambourg a recherché dans la littérature l'impact de l'ETPS traitement en termes de survie et de qualité de vie des patients avec IPE

Ont été sélectionnés les articles rapportant les résultats d'essais évaluant les effets de l'ETPS sur la qualité de vie, la survie, la malabsorption, les paramètres de croissance (taille, poids et IMC) et les manifestations gastro-intestinales (douleurs abdominales, consistance des selles, flatulence).

Il en ressort que l'ETPS minimise la malabsorption et favorise le maintien du poids chez les patients avec IPE atteints de mucoviscidose, de pancréatite chronique, de cancer du pancréas et au décours de pancréatectomie totale ou partielle. Les preuves d'une action favorable sur la symptomatologie et sur la qualité de vie émanent surtout d'études concernant les pancréatites chroniques.

Les données concernant la survie sont limitées à quelques petites études et aucune étude à long terme évaluant ce paramètre n'a été identifiée.

Ce travail fait ressortir de façon indirecte que l'ETPS n'est pas utilisée chez tous les patients qui pourraient en tirer profit. Cela semble particulièrement vrai pour les patients souffrant de cancer du pancréas, car les oncologues ne sont guère convaincus de la pertinence de ce traitement qui est pourtant apte à améliorer le confort de vie et qui, via une correction de la malnutrition et une stabilisation du poids ou une diminution de la perte pondérale, pourrait améliorer la survie de ces patients.

D'après P Layer et al. World J Gastroenterol. 2019; 25: 2430-41. https://www.wjgnet.com/1007-9327/full/v25/i20/2430.htm

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