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Travailler l'équilibre et la musculation pour éviter les chutes à répétition

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Au Canada, un programme d'exercices à domicile destinés à renforcer les muscles et à améliorer l'équilibre a considérablement réduit le taux de chutes chez des personnes âgés qui étaient déjà tombées auparavant comparativement à un groupe ayant bénéficié des soins habituels fournis par un gériatre.

Luc Ruidant - 25 juin 2019

Les personnes âgées qui ont déjà été victimes d'une chute présentent un risque plus élevé de blessure, de perte d'autonomie ainsi que de morbidité et de mortalité. L'exercice physique, dont on savait déjà qu'il permettait de prévenir les chutes, réduit également le risque de taux de chutes ultérieures chez des personnes qui sont déjà tombées.

Ce constat a été établi à l'issue d'une recherche canadienne menée du 22 avril 2009 au 5 juin 2018, auprès de 345 adultes âgés de 70 ans et plus ayant déjà fait des chutes sérieuses, en moyenne trois par personne, souffrant de ce fait d'une mobilité réduite et risquant fortement de perdre leur indépendance.

Les participants ont été répartis en deux groupes. Au rythme d'au moins trois séances hebdomadaires, 173 ont dû réaliser une série d'exercices d'équilibre et de musculation dans le confort de leur foyer, en utilisant un équipement simple, comme des poids et haltères. Au cours de ce programme de remise en forme de 12 mois, un physiothérapeute a effectué cinq visites à domicile, dont la dernière six mois après le début, pour s'assurer que les exercices étaient effectués correctement. Les 172 autres sujets ont dû se contenter des soins habituels fournis par un gériatre en vue de prévenir les chutes.

Résultat ? Le renforcement musculaire et le travail de l'équilibre ont diminué de 36% les chutes des personnes âgées fragiles. Cet essai clinique a également révélé une légère amélioration des fonctions cognitives après le programme de remise en forme. "La capacité de rester debout dépend aussi des facultés cognitives, par exemple pour calculer jusqu'où lever le pied pour franchir un trottoir," rapporte le Dr Teresa Liu-Ambrose, auteure principale de l'étude.

(référence : Journal of the American Medical Association, 4 juin 2019, doi : 10.1001/jama.2019.5795)

https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/2735075

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