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Des infections virales hépatiques à l'adénocarcinome cellulaire

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RECHERCHE L'hépatocarcinome cellulaire (HCC) est un cancer fréquent doté globalement d'un mauvais pronostic et pour lequel nous ne disposons que d'options thérapeutiques limitées.

26 juin 2019

Ce cancer se développe dans la majorité des cas dans un contexte de fibrose hépatique prononcée ou de cirrhose. À l'échelon mondial, les infections par le virus de l'hépatite C (VHC, quelque 71 millions d'individus infectés) et par le virus de l'hépatite B (VHB, plus de 250 millions d'individus infectés) en sont les principales causes, avec cependant d'importantes variations géographiques.

Pour ce qui concerne l'hépatite C, les diverses combinaisons thérapeutiques d'antiviraux d'action directe permettent désormais d'obtenir pratiquement 100% de guérison, ce qui a permis de réduire à la fois l'incidence et la mortalité de l'HCC ( Lancet. 2019 ; 393 : 1453-64).

Il subsiste cependant un risque résiduel d'HCC chez les patients avec fibrose hépatique extensive ou cirrhose, tout particulièrement lorsqu'existent des cofacteurs d'atteinte hépatique tel que le syndrome métabolique. Raison pour laquelle l' European Association for the Study of Liver (EASL) recommande que les patients correspondant à cette description qui ont été guéris de leur infection continuent à être suivis et bénéficient d'une échographie hépatique tous les 6 mois ( J Hepatol 2018 ; 69 : 461-511).

Surveillance

En matière d'hépatite B, la vaccination des enfants a permis de réduire significativement l'incidence de l'HCC à moyen et long terme ( Gastroenterolgy 2016 ; 151 : 472-80). Il en est de même du traitement continu par analogues nucléotidiques ou nucléosidiques qui empêchent efficacement la réplication du virus et contribuent donc à diminuer l'incidence de l'HCC.

Cette protection n'est cependant pas absolue et les patients traités par ces agents demeurent à risque ce qui constitue un problème de santé majeur. Ici encore l'EASL recommande une surveillance semestrielle par échographie des patients traités par ces agents, notamment ceux qui ont une cirrhose, qu'elle soit ou non décompensée, mais aussi des non-cirrhotiques considérés comme à risque intermédiaire ou élevé selon les classifications appropriées à leur ethnie : PAGE-B pour les caucasiens, GAG-HCC, CUHCC, REACH-B pour les asiatiques ( J Hepatol 2018 ; 69 : 182-236).

De nouveaux traitements visant à augmenter le taux d'élimination de la protéine HBsAG (l'antigène de surface du VHB) et à obtenir des taux sériques d'ADN viral durablement indétectables sont en cours de développement pour contribuer à diminuer le risque résiduel d'HCC.

d'après la présentation de Jean-Michel Pawlotsky. AACR 2019

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