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Il n'est jamais trop tard pour faire du sport

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Poursuivre une activité physique régulière et surtout en démarrer une permet de réduire le risque de décès prématuré et d'augmenter son espérance de vie, indépendamment de l'âge, de l'état de santé et du niveau antérieur d'activité physique.

Luc Ruidant - 9 juillet 2019

On sait depuis longtemps que la pratique régulière d'une activité physique permet d'augmenter ses chances de vivre plus longtemps. Une étude de cohorte britannique le confirme mais surtout elle montre aussi que le bénéfice survient à tout âge, même si la personne est atteinte d'une maladie et même si elle est restée physiquement inactive avant de faire de l'exercice.

Pour établir ce constat, des chercheurs de l'université de Cambridge ont examiné les effets de l'exercice physique chez les personnes d'âge moyen et plus âgées sur le risque de décès prématuré toutes causes confondues, cardiovasculaire et par cancer.

Ils ont utilisé les données de près de 14 599 hommes et femmes âgés de 40 à 79 ans recrutés entre 1993 et 1997 et ils ont évalué le mode de vie des participants et divers facteurs de risques au début de l'étude, puis trois autres fois sur une durée moyenne de 7,6 ans jusqu'en 2004. A partir de cette année-là, la mortalité au sein de ce groupe a été estimée jusqu'en 2016 (médiane de 12,5 années de suivi). Tout au long de la période de suivi, 3 148 décès ont été enregistrés dont 950 attribuables à des maladies cardiovasculaires et 1091 au cancer.

L'analyse révèle qu'à chaque augmentation de 1 kJ/kg/jour d'activité physique par année (ce qui équivaut à être inactif au début de l'étude et progressivement, sur cinq ans, à respecter les lignes directrices de l'OMS, soit 150 minutes par semaine d'activité physique d'intensité modérée), le risque de décès toutes causes confondues est inférieur de 24%, le risque de décès cardiovasculaire réduit de 29% et celui de décès par cancer de 11%.

Les effets positifs de l'activité physique sont similaires chez les personnes avec ou sans antécédent de maladie cardiovasculaire ou de cancer. Et surtout, par rapport aux personnes constamment inactives, celles qui sont devenues plus actives au fil du temps présentent un risque de décès moins élevé toutes causes confondues, quel que soit le niveau d'activité passé. La diminution du risque de décès atteint même 42% pour ceux qui avaient déjà une activité physique importante et qui sont devenus encore plus actifs au fil du temps.

Selon les auteurs, près d'un décès sur deux (46%) lié à l'inactivité physique pourrait être évité avec 150 minutes par semaine d'activité physique d'intensité modérée.

(référence : British Medical Journal, 26 juin 2019, DOI : 10.1136/bmj.l2323)

https://www.bmj.com/content/365/bmj.l2323

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