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Exacerbations de BPCO et infections virales

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Les infections virales des voies respiratoires sont identifiées comme le principal facteur de risque d'une exacerbation aiguë de BPCO. Des chercheurs suisses se sont penchés sur la relation longitudinale entre les infections des voies respiratoires supérieures (IVRS) provoquées par des virus et les exacerbations des BPCO.

Dr Michelle Cooreman - 4 septembre 2019

Dans des échantillons de nez, de bouche et de gorge, 18 virus différents ont été détectés chez 450 patients atteints de BPCO (GOLD 2-4). Ils ont été suivis pendant 27 mois en moyenne : en période stable (n=1 909), au début d'une IVRS (n=391), 10 jours après une IVRS (n=356) et en cas d'exacerbation de BPCO (n=177).

Les preuves d'au moins un virus respiratoire étaient significativement plus élevées au début d'une IVRS (52,7 %), 10 jours après une IVRS (15,2 %) et lors d'une exacerbation de BPCO (38,4 %), comparativement à une période stable (5,3 %, p < 0,001).

Lors d'une consultation en période stable, on a trouvé un rhinovirus dans 54,2 % de toutes les infections virales, suivi par le coronavirus (20,5 %). Aucun virus n'a pu être détecté lors de 2 consultations consécutives d'un sujet souffrant de BPCO stable. Les patients atteints d'une infection virale au début d'une IVRS n'avaient pas d'incidence accrue d'exacerbations, comparativement aux patients indemnes d'infection virale (p = 0,993). L'incidence de quelque infection virale que ce soit, en cas d'exacerbation de BPCO, était également identique en cas d'exacerbations liées à une IVRS et d'exacerbations non liées à une IVRS (p = 0,359). Ce n'est que chez 24 % des patients présentant une exacerbation liée à une IVRS que le même virus a été trouvé dans les voies respiratoires supérieures, comme lors de l'exacerbation. Seul le virus parainfluenza 3 détecté au début d'une IVRS était associé à un risque accru d'exacerbation de BPCO (p = 0,003). Lors d'une consultation pour une exacerbation, on a le plus souvent trouvé les mêmes virus en cas d'infection virale que lors d'une période stable (rhinovirus 35,7 % et coronavirus 25,9 %).

En résumé, la prévalence des infections virales en cas de BPCO stable est faible. Le risque d'exacerbation après les premiers symptômes d'une IVRS est déterminé par le type de virus, mais il n'était significatif que pour le virus parainfluenza 3 dans cette étude.

Stolz D et al. Time-course of upper respiratory tract viral infection and COPD exacerbation. Eur Respir J 2019; Early View August 7. DOI: 10.1183/13993003.00407-2019

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