Blouses blanches : ce n'est pas fini

Alors que des grèves ont paralysé de nombreux services d'urgence en France avec pour conséquence des réquisitions de personnel et de nouvelles actions le 10 septembre, la situation des Blouses blanches en Belgique a connu une pause estivale. Mais rien n'est réglé. Une journée d'action est prévue le 9 septembre afin que les directions hospitalières exécutent enfin l'accord non-marchand signé le 25 octobre 2017. Dans les services d'urgence, par contre, le calme règne même si les médecins, qui s'estiment en nombre suffisant, sont solidaires du personnel hospitalier.
Mis à part dans des services particuliers, les mardis des Blouses blanches entamés au printemps n'ont pas débouché sur des grèves massives dans notre pays, au contraire de la France. Mais les revendications autour des normes d'encadrement et du manque de moyens sont assez semblables. Les syndicats, CNE en tête, réclament toujours une large revalorisation au niveau des effectifs telle que promise par le gouvernement Michel.
Les Blouses blanches attendent que le pouvoir, et les employeurs hospitaliers, appliquent les promesses contenues dans l'accord non-marchand signé le 25 octobre 2017. Selon Julie Coumont, déléguée CNE (CSC), l'accord est bloqué en raison des exigences de flexibilité des employeurs, corollaire pour augmenter les barèmes. Or, les blouses blanches sont déjà soumises à une série de dérogations du temps de travail moyen. Malheureusement, les heures supplémentaires à récupérer dans les trois mois restent pendantes par manque de personnel. La CNE ne voit pas comment on pourrait les récupérer en six mois alors que cela n'est pas possible de le faire en trois mois. " Les employeurs se disent solidaires de nos revendications et confirment le manque de moyens mais il est temps de passer aux actes. "
Le 9 septembre, une action symbolique de protestation aura lieu devant le SPF emploi afin que l'accord non-marchand soit enfin exécuté.
Lire pages 4 et 5 la situation en France et au CHU Saint-Pierre.