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MICI, dysplasies indéfinies et risque de néoplasie

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L'impact clinique des lésions indéfinies pour la dysplasie, plus souvent appelées dysplasies indéfinies, chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) reste mal cerné.

Dr Jean-Claude Lemaire - 18 septembre 2019

D'où l'intérêt de l'analyse rétrospective des données d'un centre de référence tertiaire portant sur 492 patients ayant une MICI avec atteinte colique suivant un programme de dépistage des néoplasies avec détermination du grade histo-pathologique des lésions.

Dans le cadre d'un suivi de 2.149 personnes-année, un diagnostic de dysplasie indéfinie a été porté chez 53 patients (10,8%) et il s'avère que par rapport aux sujets sans dysplasie, ces patients ont un risque significativement plus élevé de néoplasie colorectale avancée (HR ajusté 6,85 ; IC 95% 1,78-26,4) et de néoplasie colorectale (HR ajusté 3,25 ; IC 95% 1,50-7,05), mais pas de colectomie (p=0,78). Par rapport aux dysplasies indéfinies, les dysplasies de bas grade ont un risque significativement plus élevé de néoplasie colorectale avancée (p=0,05).

Suivant un diagnostic d'absence de dysplasie, de dysplasie indéfinie ou de dysplasie de bas grade, les taux respectifs d'incidence de néoplasie colorectale avancée par patients année étaient de 0,4%, 3,1% et 8,4%.

Cette constatation d'une association indépendante entre dysplasie indéfinie et risque accru de néoplasie colorectale avancée mérite validation car en cas de confirmation une adaptation des directives concernant la surveillance des néoplasies colorectales serait de mise.

D'après R Mahmoud et al. Clin Gastroenterol Hepatol. 2019 Aug 22. [Epub ahead of print]. https://www.cghjournal.org/article/S1542-3565(19)30907-3/abstract

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