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Hernie discale : un implant biodégradable pour en finir avec les récidives

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Des chercheurs français ont mis au point un implant biodégradable pour soutenir la régénération des tissus endommagés par une hernie discale et ainsi empêcher une rechute après une discectomie partielle. Le dispositif a été testé avec succès chez le mouton.

Luc Ruidant - 26 septembre 2019

Les douleurs provoquées par une hernie discale sont telles qu'elles donnent souvent lieu à une opération afin de retirer le noyau pulpeux et soulager le nerf comprimé au niveau de la colonne vertébrale. Mais la déchirure dans l'anneau fibreux reste présente et peut occasionner la réapparition d'une nouvelle hernie au risque que le disque intervertébral ne se détériore davantage encore.

Pour éviter ce type de rechute, une équipe de l'Inserm a lancé des travaux dont le but était de combler la fissure de l'anneau fibreux tout en stimulant la régénération des tissus endommagés. Catherine Le Visage et ses collègues ont ainsi conçu un implant fait en polycaprolactone, un matériau biodégradable couramment utilisé dans le domaine médical. Ce dernier, qui mime la structure concentrique de l'anneau fibreux, sert d'échafaudage pour aider les cellules du disque intervertébral à régénérer les tissus détériorés. C'est exactement le phénomène que les chercheurs ont observé en testant leur implant in vivo sur des moutons.

L'implant s'est en effet rapidement intégré dans le tissu environnant. En l'espace d'un mois seulement, les cellules de l'anneau y ont proliféré tout en produisant du collagène. Or, c'est précisément cette protéine qui forme le cartilage de l'anneau fibreux et lui permet de limiter l'expansion du noyau pulpeux.

Les scientifiques travaillent désormais sur la dégradation du matériau de l'implant de sorte que celle-ci coïncide avec la régénération rapide des tissus. S'ils réussissent et s'il s'avère que les tissus régénérés permettent de limiter l'apparition de nouvelles hernies et le phénomène de dégénérescence du disque intervertébral, l'étape suivante sera de lancer des essais cliniques. L'implant biomimétique pourra être proposé à des patients qui, malgré les prises en charge classiques - anti-inflammatoires, infiltrations, séances de kinésithérapie -, continuent de souffrir. Affaire à suivre...

(référence : Biomaterials, juin 2019, doi : 10.1016/j.biomaterials.2019.03.010)

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0142961219301486?via%3Dihub

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